Étiquette : numérique

  • La fin de Synergies

    synergies-la-finCette fois, c’est vraiment la fin de Synergies, le site web 2.0 de l’administration électronique lancé en 2006.

    A la recherche d’un document sur MAREVA (Méthode d’Analyse de la valeur initiée par l’ADAE), je suis tombé sur cette page indiquant la fermeture définitive de ce site et la redirection vers un site donnant accès aux documents de référence de l’administration (RGI, RGS, RGAA et Charte ergonomique).

    De nombreux autres documents utiles étaient publiés sur ce site : MAREVA bien sur (présentée ici, et ), le guide d’usage des logiciels libres, les scénarios d’identification et d’habilitation des utilisateurs… Et d’autres que j’ai oublié à cet instant… J’espère qu’ils seront de nouveau accessibles sous peu…

    Pour en savoir un peu plus sur ce qu’était Synergies : Adieu 2006… Bonjour 2007, Synergies – les ressources d’Adele… Est-ce l’administration électronique 2.0 ?

  • Les Explorateurs du Web sur NetExplorateurs

    netexplorateur1Les Explorateurs du Web étaient présents au forum NetExplorateurs organisé au Sénat les 5 et 6 février 2009. NetExplorateurs a pour ambition de détecter les nouveaux usages du numérique.

    Des rencontres passionnantes et un programme relevé (dont je n’ai malheureusement que peu profité !). Une bonne façon de s’interroger sur la façon d’utiliser les comportements constructifs (fondés sur la coopération et le partage) présents sur l’Internet pour transformer le monde réel (ou les comportements sont plus souvent basé sur la compétition et le matérialisme).

    Le gagnant de cette année est Wizzit un système permettant le prêt de pair à pair en utilisant une monnaie classique. Monnaies régionales, Free currencies… définitivement un sujet pour aujourd’hui.

    Quelques photos de Luc Legay.


  • Les causeries de l’April

    La causerie de l’April du 9 décembre était consacrée à… L’APRIL !

    Ses actions passées et à venir et sa campagne d’adhésion (objectif d’atteindre 5000 adhérents d’ici à la fin de l’année)

    Comme vous pouvez le constater avec cette barre de progression, l’objectif est atteignable !

  • Acheter au bon prix

    Lors d’une réunion entre acheteurs et responsables des systèmes d’information de plusieurs organisations, il a été abordé la question du bon niveau de réduction par rapport au tarif public des licences d’une solution informatique.

    Sachant que le coût de maintenance annuel obligatoire était de 22% du prix initial, il était crucial de réussir une bonne négociation… La discussion a montré que le taux de négociation « facile » sans engagement de volume était de -50%. Une des organisations présentes annonce qu’elle a -65%, une plus grosse encore annonce qu’elle a -80%

    Les petites organisations qui ont au mieux -50% se taisent…

    Lorsqu’un autre annonce qu’un gros opérateur telecom a lui -97% sur le prix tarif, il devient évident à ses organisations qu’il est nécessaire de s’organiser pour mener une négociation conjointe.

    Le problème est qu’il est difficile de changer cette solution pour une autre même si des alternatives crédibles existent, le coût d’évolution des systèmes, le coût de formation des personnels serait important. Cela explique donc les tarifs exhorbitants pratiqués, la bonne santé de cette société, et le faible niveau de service proposé aux clients…

    Cela devrait encourager à l’avenir a prendre en compte les modèles de commercialisation des solutions informatique avant de s’engager dans leur utilisation, et bien sur d’évaluer le coût complet d’une solution à l’entrée, durant l’usage et à la sortie…

  • Promotion du logiciel libre

    L’APRIL (Association pour la promotion du logiciel libre) mène actuellement une campagne d’adhésion avec l’objectif d’atteindre 5000 adhérents d’ici à la fin de l’année.

    Comme vous pouvez le constater avec cette barre de progression, l’objectif est atteignable !

    Interopérabilité, libertés informatiques, maîtrise des systèmes d’information, garantie de leurs indépendances vis à vis d’acteurs externes, pérennité des informations manipulées, emploi local, sont quelques un des sujets qui justifient mon adhésion de soutien à cette assiociation.

    Pour être encore d’avantage écoutée des responsables politiques, sociaux et économiques, pour financer les travaux sur des dossiers toujours plus complexes, l’APRIL a besoin de votre adhésion.

    Cette présentation vous permettra d’en apprendre plus sur l’association et son positionnement dans l’ecosystème numérique.

  • Europeana

    europeanaL’idée de rendre accessible à tous l’héritage culturel européen par la numérisation du patrimoine semblait à certain une dépense inutile pour un objet qui n’intéresserait personne…

    Je peux témoigner, au vu de l’intérêt croissant que suscite Un Jour Une Œuvre, que le sujet intéresse, passionne même, et qu’une fois les premières appréhensions dépassées, il permet de libérer la créativité.

    L’affluence lors du lancement d’Europeana le 20 novembre a conduit à retarder l’ouverture à mi-décembre.

    Rendez-vous à prendre, donc, avec 3.5 million d’œuvres d’art ! Et avec  un outil qui a l’ambition de devenir un lieu d’échange interactif !

    PS : « mysli kulturne » signifie « pensez culture » dans une des 23 langues de l’union disponibles sur Europeana !

  • Adapter l’organisation de l’État aux enjeux du numérique

    Le plan numérique 2012 est disponible en version pdf sur le site du jdd.

    154 actions sont annoncées aujourd’hui, celle-ci a particulièrement retenue mon attention :

    Action n°144 : Regrouper au sein d’une Délégation Nationale au Numérique les moyens humains
    et financiers consacrés de manière transversale au numérique.
    Cette délégation comprendra les services consacrés à l’économie numérique au sein du Service des technologies et de la société de l’information (STSI), de la Direction du développement des médias (DDM), de la Direction générale de la modernisation de l’État (DGME), de la Délégation aux usages de l’Internet (DUI). Cette délégation nationale au numérique sera mise en place au 1er janvier 2009.
    Le réseau des chargés de mission numériques placés dans les préfectures de région sera géré administrativement par la Délégation Nationale au Numérique, qui le co-animera en liaison avec la DIACT, à l’instar du Comité sur la couverture numérique des territoires.

    La présentation du plan numérique 2012 à l’élysée par Eric Besson est à voir en vidéo sur le site de la présidence.

  • Camarade de classe

    Camarades de classe est un roman de Didier Daeninckx paru début 2008. Ce n’est donc pas l’actualité qui motive cet article, mais bien le thème abordé : les réseaux sociaux, l’usage de ces réseaux, les questions sous-jacentes que soulève cet usage sur notre identité et les traces numériques de nos actions témoins (gênants ?) de notre évolution.

    Camarades de classe commence par une indiscrétion, Dominique prend connaissance d’un message électronique qui ne lui était pas destiné, et décide d’usurper l’identité du destinataire afin de répondre à ce message.

    La suite du roman a interrogé mon usage des réseaux sociaux, mes « amis » du monde numérique, ceux du passé ou du présent. Je me suis posé des questions sur les empreintes laissées dans le passé qui au lieu de sombrer dans l’oubli sont « googler » en 0.17 secondes [essayez donc avec votre nom].

    Les traces de jeunesses sont pour les autres bien sur, les plus jeunes, pour moi les imbécilités que j’ai pu écrire dans le journal des élèves sont du passé, et personne, et c’est heureux, n’a eu l’idée de prendre en charge l’archivage numérique de ces fines créations ! [j’en ai retrouvé un exemplaire lors du dernier déménagement, 15 ans après cela me fait quand même sourire…].

    Mais les traces d’aujourd’hui, celles que je laisse avec cet article par exemple, en ajoutant un commentaire sur un site, en utilisant un moteur de recherche, en envoyant un message… quelles en seront l’usage, lorsque la puissance de calcul disponible aura été multipliée par 1000 [puissance multipliée par 2 tous les 18 mois selon Moore].

    Toutes ces interrogations, je les balaye généralement rapidement, préférant contribuer à construire des objets utiles avec d’autres enthousiastes exploitant le potentiel de ces mises en réseaux dans la réalisation d’objectifs communs. Mais…

    [Pour approfondir le sujet de l’identité, vous pouvez visiter identitesactives.net]

  • Compétences distribuées ?

    Les propositions d’optimisation des organisations reposent souvent sur un regroupement des compétences au sein de centre de service agissant pour le compte de l’ensemble de l’organisation. L’atteinte de la « taille critique » pour conduire une activité est le principal argument utilisé pour justifier cette proposition. Cette taille permettant de se doter des compétences variées – voire rares – sans avoir besoin de chercher le « mouton à cinq pattes » pour le seul poste à pourvoir de l’organisation.

    De plus, la localisation en un même lieu des compétences nécessaires pour rendre le service pour l’ensemble de l’organisation est la solution retenue dans la plupart des cas. La conséquence de ce choix, est que les humains qui portent ces compétences vont devoir changer de lieux de vie, éventualité qu’une partie d’entre eux va accueillir avec joie et que d’autres redoutent ou rejettent pour des motifs qui, pris individuellement sont tout aussi rationnels que le choix de localisation.

    Une autre option à cette localisation géographique unique, pourrait être la gestion des compétences distribuées sur le territoire, évolution importante de l’approche managériale d’une activité qui peut-être permise par une utilisation appropriée des technologies actuelles.

    D’autres avantages peuvent apparaître et sont mis en avant par certains, comme par ce responsable du développement informatique d’un projet important, qui me racontait récemment en faisant le bilan de son projet, qu’il aurait finalement préféré que son équipe de développement soit répartie dans plusieurs lieux plutôt que localisée dans le même bureau. Cela aurait rendu obligatoire la formalisation de la communication via les outils partagés :

    • Les rapports avec les métiers donneurs d’ordre auraient ainsi été modifiés car ils auraient pu mieux percevoir l’impact de leurs décisions (ou non décision) sur les équipes de développement ;
    • Les difficultés rencontrées auraient été visibles de tous et l’entre aide dans l’équipe pour leurs résolutions auraient pu s’installer plus facilement ;
    • L’intégration de nouveaux membres à l’équipe aurait été facilitée par l’existence de cette histoire accessible du projet ;
    • La publication des travaux réalisés de façon continue aurait exercée une pression bénéfique sur chacun des membres de l’équipe améliorant la qualité et la productivité ;
    • Le projet aurait également eu la possibilité de séduire d’autres métiers dans l’organisation, et ainsi trouver de nouveaux budgets pour son évolution.

    Une vision éventuellement utilisable pour d’autres métiers que le développement informatique permettant de combiner les notions de centre de service et une distribution géographique étendue.

  • Le nouveau paradigme des DSI

    « Le nouveau paradigme des DSI » était le titre de l’intervention de Peter Hinssen (Président de Porthus.com et auparavant Entrepreneur en résidence chez McKinsey) lors de la réunion de rentrée du Club 01DSI.

    Peter Hinssen propose dans sa présentation d’aller plus loin que l’alignement du SI sur le métier. Il commence par constater – la présentation était en anglais – que CIO ressemble souvent à « Carrier Is Over »…

    Il poursuit en s’appuyant sur la loi de Moore pour dire que la révolution numérique n’en est qu’au tout début.

    Il utilise Les Amants de Magritte comme métaphore de la relation entre les métiers et le SI : Ils ne se connaissent pas…

    Le plus grand challenge des DSI à venir est lié au fait que les produits numériques de grande consommation sont plus simples et moins chers que ceux qu’ils sont à même de proposer.

    Il propose donc au DSI plusieurs axes de changement :

    1. Devenir plus souple, plus adaptable, en quittant les architectures en silos pour aller vers une architecture à composants et services.
    2. Se positionner au cœur de l’organisation comme apporteur de valeur, comme celui qui rend possible les transformations, passer du rôle de suiveur à celui d’innovateur.
    3. Se préoccuper du métier, en attirant des spécialistes du métier dans son équipe, en changeant de culture, d’attitude… En connectant le cerveau droit et le gauche…

    Peter Hinssen donne ensuite l’exemple de Procter & Gamble qui à externalisé 15000 Informaticiens sur 17000 et qui à envoyé les 2000 restants dans les divisions métiers comme facilitateurs d’innovation.

    Le DSI devient alors celui qui permet à l’organisation de gagner en vitesse, en flexibilité, en agilité, en créativité, celui qui connait le métier et les technologies et facilite l’innovation.