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  • Un Jour, Une Œuvre : une aventure culturelle et humaine

    Un Jour, Une Œuvre : une aventure culturelle et humaine

    Le 10 juin 2008, je lançais le site internet Un Jour, Une Œuvre, dans le but de rendre notre héritage culturel accessible à tous. L’idée était simple : publier chaque jour la photo d’une œuvre d’art, sans autre information, et inviter les internautes à la regarder et à partager leurs regards.

    Cette aventure, je ne l’ai pas vécue seul : j’ai été rejoint par des passionnés, qui m’ont accompagné dans cette démarche et avec qui nous avons prolongé l’expérience au cours de visites de musées et de galeries.

    Parmi eux, l’artiste Ivan Sigg a joué un rôle essentiel. Ensemble, nous avons publié un recueil de regards sur les œuvres, que nous avons offert lors d’une conférence que nous avons donnée à Bordeaux en 2010.

    Malheureusement, le nom de domaine unjouruneoeuvre.eu a expiré il y a quelques années, et ujuo.org va bientôt suivre le même chemin. C’est pourquoi j’ai décidé de mettre à disposition sur mon blog le recueil que nous avions publié, afin que cette expérience culturelle et humaine ne tombe pas dans l’oubli.

    Je vous invite à télécharger ce recueil et à découvrir les regards que nous avons portés sur les œuvres d’art. J’espère qu’il vous inspirera et vous donnera envie de poursuivre cette aventure à votre tour.





  • Agile Games France : Quand le Jeu Devient un Levier d’Évolution Collective

    Agile Games France : Quand le Jeu Devient un Levier d’Évolution Collective

    Récemment, j’ai eu le privilège de participer à Agile Games France, un événement qui célèbre l’innovation, l’apprentissage et la collaboration par le jeu. Ce fut une expérience riche en découvertes, en rencontres, et surtout, en apprentissages. Le jeu, dans son essence ludique, se révèle être un outil puissant pour évoluer ensemble, pour débloquer des situations complexes et pour catalyser le changement au sein des organisations.

    La Quête du Leadership Émergent : Un Prototype à Fort Potentiel

    Parmi les temps forts de l’événement, j’ai eu l’opportunité de présenter le prototype d’un jeu que j’ai créé : « La Quête du Leadership Émergent ». Le jeu a reçu des retours enthousiastes et des propositions constructives qui soulignent son potentiel d’application, que ce soit en petit groupe ou dans des contextes plus larges. Cette expérience a renforcé ma conviction que le jeu peut servir de catalyseur pour le développement du leadership et la co-création de solutions innovantes. Merci Christine et Rémi d’avoir exprimé l’envie de continuer à contribuer après l’évènement !

    Explorer la Gestion des Polarités par le Jeu

    Un autre moment marquant a été la réflexion collective autour d’un jeu dédié à la découverte de la gestion des polarités. Avec Jérome Bourgeon, nous avons prolongé l’expérience post-événement et sommes en bonne voie pour proposer un prototype. Ce projet illustre parfaitement comment le jeu peut faciliter l’exploration de concepts complexes et favoriser une compréhension partagée.

    Niwi Niwi et les Mondes 3D : Des Jeux qui Ouvrent de Nouvelles Perspectives

    L’événement a également été l’occasion de découvrir des jeux innovants comme le « Niwi Niwi », créé par Van Tang, qui offre au personnel de santé des outils pour mieux gérer leur capacité à dire non. Les mondes 3D de Sabina Lammert, quant à eux, ont permis de réfléchir et de définir des objectifs de groupe de manière immersive. Nous avons notamment utilisé ce jeu pour envisager ce que pourrait être l’édition 2025 d’Agile Games France, une démarche qui incarne l’esprit de co-création de l’événement.

    Un Événement Ancré dans une Histoire Riche

    Un grand merci à Alexandre Boutin, l’initiateur de cet événement, et à tous les participants qui contribuent, édition après édition, à enrichir cette aventure collective. Depuis les premiers pas d’Agile Games France en 2012, chaque édition a été une source d’inspiration, de plaisir et de découvertes.

    Le Jeu comme Vecteur d’Évolution

    Agile Games France démontre que le jeu n’est pas seulement un moment de détente, mais un véritable vecteur d’évolution et d’apprentissage. Il permet de simuler des situations, d’expérimenter dans un environnement sécurisé et d’accélérer la compréhension et l’adoption de nouvelles pratiques. L’expérience de cette année confirme mon engagement à explorer et à intégrer le jeu dans le développement du leadership et l’accompagnement des organisations vers l’innovation et la transformation.

  • L’Histoire derrière « Pearlside » : Redéfinir le Leadership pour un Avenir Durable

    L’Histoire derrière « Pearlside » : Redéfinir le Leadership pour un Avenir Durable

    La Perspective de la Perle

    Quand vous entendez le mot « sable », à quoi pensez-vous ? Pour certains, c’est le petit grain qui peut bloquer les engrenages d’une machine bien huilée. Pour d’autres, c’est le début de quelque chose de beau — une perle. Chez Pearlside, nous choisissons de voir la perle.

    Pourquoi ? Parce que nous croyons au pouvoir transformateur de la perspective. Tout comme une huître transforme un grain de sable en un joyau précieux, nous aidons à concevoir et à construire des équipes et des organisations durables et à fort impact. Ces organisations ne sont pas seulement efficaces ; ce sont des lieux où les gens sont très satisfaits et engagés. Ce sont des environnements où les individus peuvent transformer les défis en opportunités, tout comme une huître transforme un grain de sable en perle.

    L’Anagramme du Leadership

    Vous avez peut-être remarqué que « Pearlside » est un anagramme de « leadership » — enfin, presque. Bien que ce ne soit pas une correspondance parfaite, c’est suffisamment proche pour faire réfléchir. Et c’est intentionnel. Chez Pearlside, nous ne courons pas après la perfection ; nous embrassons la beauté de l’imperfection. Nous acceptons l’échec comme un tremplin vers le succès et le voyons comme une opportunité d’apprendre, de s’adapter et de grandir.

    Le Parcours Itératif

    Dans le paysage en rapide évolution d’aujourd’hui, s’accrocher à des modèles de leadership dépassés n’est pas seulement inefficace ; c’est nuisible. C’est pourquoi nous nous engageons à redéfinir le concept de leadership pour le rendre plus inclusif, durable et impactant pour le monde moderne.

    Nous comprenons que c’est un voyage, pas une destination. C’est un processus itératif qui nécessite un apprentissage et une croissance continus. Nous sommes collectivement engagés dans ce voyage, non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour tous ceux qui nous entourent. Grâce à l’expérience pratique et aux opportunités pratiques, nous visons à faciliter la croissance des individus et des organisations.

    L’Objectif Ultime

    Notre objectif ultime est de transformer la manière dont le leadership est compris et pratiqué. Nous voulons créer un monde où le leadership ne concerne pas l’autorité mais l’autonomisation des autres, pas les réalisations individuelles, mais l’impact collectif ; pas le maintien du statu quo, mais la conduite d’un changement significatif.

    Conclusion

    Alors, la prochaine fois que vous vous retrouvez face à un grain de sable — un défi ou un obstacle — souvenez-vous que tout est une question de perspective. Allez-vous laisser ce grain bloquer vos engrenages, ou allez-vous le transformer en perle ? Chez Pearlside, nous sommes dans le métier de créer des perles. Et nous vous invitons à nous rejoindre dans ce voyage transformateur.

  • Comment déverrouiller votre potentiel de changement

    Le changement est une étape inévitable dans la vie, que ce soit pour le développement personnel ou professionnel. Lors de ma keynote à Agile Tour Bordeaux 2022, j’ai exploré les mécanismes du changement en m’appuyant sur les travaux de Robert Kegan et Lisa Lahey, et proposé des conseils pour déverrouiller votre potentiel. Cet article vous donnera un aperçu des idées clés que j’ai présentées et vous incitera à regarder la vidéo pour en apprendre davantage.

    En outre, lors de la conférence Agile Niort 2023, j’ai présenté une version améliorée de cette keynote, avec une approche plus interactive pour expérimenter le partage avec un partenaire lors de courtes sessions de 2 minutes.

    Au cours de ma conférence, j’ai expliqué comment le changement est un processus continu tout au long de notre vie. En grandissant et en évoluant, nous sommes capables d’embrasser de plus en plus de complexité. Cependant, pour changer réellement, nous devons d’abord identifier nos engagements cachés et les obstacles qui nous retiennent, en suivant le modèle de développement de l’adulte et l’idée d’immunité au changement proposés par Kegan et Lahey.

    Pour révéler nos engagements cachés, il est essentiel d’analyser nos comportements et de comprendre les circonstances qui les déclenchent. J’ai partagé une méthode pour identifier ces comportements en listant les différentes circonstances et en observant comment ils sont associés à nos peurs ou à notre résistance au changement.

    Dans ma keynote à Agile Tour Bordeaux 2022, j’ai encouragé les participants à choisir un partenaire et à mettre en place une cadence de rencontres pour discuter de leurs progrès et des difficultés rencontrées lors du processus de changement. Avoir un partenaire de soutien peut être un élément clé pour réussir à changer et surmonter les obstacles.

    Lors de la keynote Agile Niort 2023, j’ai fait vivre aux participants l’expérience du partage avec un autre, en organisant des sessions interactives de 2 minutes où les participants pouvaient partager leurs réflexions et leurs ressentis avec un partenaire. Cette approche a permis de renforcer l’engagement et la connexion entre les participants.

    Une fois que vous avez identifié vos engagements cachés et choisi un partenaire, il est temps de mettre en place des tactiques pour faciliter le changement. J’ai partagé quelques exemples de tactiques, comme se focaliser sur l’écoute active et mettre en place des rappels pour vous aider à rester conscient de vos objectifs.

    Enfin, j’ai souligné l’importance d’être curieux et ouvert au changement, d’expérimenter de nouvelles approches et de recevoir des feedbacks constructifs de la part de votre partenaire. Être prêt à apprendre et à s’adapter est essentiel pour réussir à changer.

    Au cours de ces conférences, j’ai souligné que le changement est un processus continu et que chacun d’entre nous a le potentiel de se développer et de s’améliorer tout au long de notre vie. En identifiant nos engagements cachés, en travaillant avec un partenaire de soutien et en mettant en place des tactiques pour faciliter le changement, nous pouvons déverrouiller notre potentiel et embrasser de plus en plus de complexité.

    Je vous invite à regarder la vidéo de ma keynote pour approfondir ces concepts et à réfléchir à la manière dont vous pouvez appliquer ces idées dans votre propre vie. En fin de compte, c’est en étant curieux, en expérimentant et en soutenant le développement des autres autour de nous que nous pouvons contribuer à un monde meilleur.

    Dans le but de continuer à améliorer cette conférence et de mieux servir notre communauté, je suis très intéressé par vos retours et vos expériences personnelles en matière de changement. Si vous avez assisté à ma keynote à Agile Tour Bordeaux 2022 ou Agile Niort 2023, ou regardé la vidéo, je vous invite à partager vos impressions, vos questions et vos suggestions. Votre feedback est précieux pour améliorer encore davantage cette conférence et permettra de mieux adapter son contenu à vos besoins et attentes.

    De plus, je suis en train d’envisager de combiner cette conférence avec un atelier interactif pour offrir une expérience encore plus complète et engageante. Si vous pensez que cette idée est intéressante, n’hésitez pas à me le faire savoir et à partager vos suggestions pour le contenu et le format de cet atelier.

    Vous pouvez laisser vos commentaires ici sur le blog ou me contacter directement par e-mail ou via les réseaux sociaux. Ensemble, nous pouvons créer une expérience d’apprentissage et de développement encore plus riche et bénéfique pour tous les participants.

    Merci d’avance pour votre contribution et au plaisir de vous retrouver lors de futures conférences et ateliers!

  • Agile et Logiciel Libre

    J’ai eu le plaisir de participer à l’émission Libre à vous ! sur la radio Cause Commune. Le sujet de l’intervention : Agile et Logiciel Libre : une rencontre sur les valeurs et les principes.

    Frédéric Couchet a conduit l’entretient depuis la définition de ce qu’est l’agile pour amener à la connexion avec les logiciels libres. Cela m’a amené à revenir sur l’émergence des méthodes de gestion de projets de dévelopement logiciels qui conduisent à la rédaction du manifeste agile. Nous avons ensuite poursuivi en utilisant des exemples illustrants les valeurs et principes du manifeste.

    Nous avons ensuite discuté les approches de mises en oeuvre. La déception ressentie par certains et l’éthousiasme d’autres pour un retour aux valeurs et principes.

    Et enfin, nous avons connecté aux logiciels libres et comment l’agile peut être utile à ceux-ci.

    Suivez ces liens pour accéder à l’enregistrement et à la retranscription de l’émission.

  • Le changement commence ici

    Nous sommes en 1519. L’espagnol Cortés arrive en Amérique. Cortés ne vient pas en touriste. Cortés vient pour devenir riche. Il s’attend à trouver des indigènes, et il va rencontrer les Aztecs, une civilisation très avancée au pouvoir extrêmement centralisé, dans les mains d’un empereur: Moctezuma.

    Cortés propose un marché à Moctezuma: “Tu me donnes ton or, ou je te tue.” Moctezuma va donner son or, et sera quand même tué. Après sa mort, l’empire bâti au cours des centaines d’années précédentes va disparaître en moins de deux ans. Ori Brafman et Rod Beckstrom comparent ses organisations centralisées à des araignées. Lorsque vous coupez une patte à une araignée, elle est fortement diminuée. Si vous lui coupez la tête, elle meurt.

     

    A la même époque, les espagnols vont rencontrer les Apaches. Ils vont appliquer la même technique consistant à identifier le leader et à le tuer, et à chaque fois, un nouveau leader va émerger. Et la situation va se poursuivre pendant des centaines d’années, les Espagnols, puis les Mexicains, puis les Américains vont appliquer la même méthode et vont échouer. Les Apaches sont une organisation totalement décentralisée. Ce qui fonctionne avec une araignée, ne fonctionne pas avec une étoile de mer. Lorsque vous coupez une branche d’une étoile de mer, vous avez deux étoiles de mer. Il y a dans une branche tout ce qui est nécessaire pour reconstruire les autres branches. Comme pour les Apaches, lorsqu’un leader disparaît, un autre leader émerge. Personne ne doit suivre le leader, d’ailleurs le verbe devoir n’existe pas dans la langue originelle des Apaches. Chaque membre choisit de suivre, ou pas, un leader émergent car ce qu’il fait a du sens pour le groupe. Le leader est suivi car il agit suivant les valeurs et principes partagés du groupe.

     

    Si je vous parle des Apaches et des étoiles de mer, c’est pour introduire les modèles de développement open source, qui sont par essence décentralisé. Il n’y a pas de président de l’open source.

    Les personnes qui utilisent un logiciels open source le font car le logiciel réponds à leurs critères et leurs besoins. Firefox est un exemple parmis de nombreux autres de logiciel open source.

    Les personnes qui contribuent à améliorer un logiciel open source ne le font pas parce qu’elle doivent le faire, mais parce que le logiciel résout suffisamment leur problème initial, pour qu’une amélioration incrémentale soit suffisante pour les aider. Bien sur, leur contribution ne va pas seulement les aider eux, mais de nombreux autres. Les logiciels open source changent le monde car tout le monde peut les utiliser sans discrimination.

    Le mouvement du logiciel libre a commencé pour garantir la liberté d’utiliser, de distribuer, d’améliorer et de partager les modifications. Une société comme Red Hat qui produit des logiciels pour les entreprises se donne pour mission d’être un catalyste auprès des communautés de clients, de contributeurs et de partenaires qui optent pour l’Open Source pour créer des technologies novatrices. Les personnes à Red Hat croient que le modèle d’ouverture libère le potentiel du monde. Elles sont attachées à leurs valeurs : Liberté, Responsabilité, Courage et Engagement.

     

    Nous avons établi qu’il n’y a pas de président de l’open source, et que les personnes résolvent leurs problèmes en créant et en contribuant à des projets. Ces projets sont de différentes tailles, certains très petits et extrèmement focalisés, d’autres plus importants. Il y a des millions de projets. Les personnes s’auto organisent autour de projets et collaborent entre pairs. Les projets adoptent une approche modulaire, et les projets remportant le plus de succès sont ceux sachant limiter leur périmètre et proposant des options permettant l’extensibilité. Prenons un exemple avec le projet kubernetes. Kubernetes défini des principes permettant aux contributeurs de prendre des décisions concernant le code qu’ils proposent, ou le code qu’ils revoient avant d’accepter l’intégration dans le projet. L’un de ces principes est que tout doit être automatisable afin de réduire la charge d’opérations manuelles. Il devient ainsi clair de déterminer si du code satisfait ou pas ce principe et si donc il doit être accepté ou non, et ce sans besoin d’une autorité supérieure. Les décisions sont prises suivant des valeurs et des principes acceptés par le groupe, Il n’y a pas de président de l’open source pour décider quels projets doit continuer ou pas, l’adoption et les contributions doivent en décider.

     

    En tant qu’humain, il semble que nous ayons une faille naturelle dans notre façon de raisonner. Lorsqu’une situation se présente, nous tendons à penser que la solution est dans la centralisation. Nous posons des questions comme: Qui est en charge ? Qui est responsable ? Qui prend la décision ? Nous tendons à vouloir donner plus de responsabilité aux leaders émergent dans le but qu’ils protègent la culture.

     

    Prenons un exemple avec un projet open source. Le projet, composé lui-même de multiple projets focalisés sur le réseau ou sur le stockage par exemple, commence à avoir du succès et donc à attirer plus de contributeurs. Ces contributeurs, des fabricants de matériel de stockage ou de réseau, souhaite que le projet soit compatible avec leur matériel et même permette à leur matériel de briller en montrant leurs avantages par rapport à leurs concurrents. Ce regain d’intérêt inquiète les contributeurs initiaux du projets qui voient un risque de prise de pouvoir au profit d’un acteur industriel. A ce stade du projet, Il suffit à d’avoir deux revues positives pour voir son code accepté. Le risque serait donc qu’un acteur industriel arrive avec de nombreux contributeurs pour prendre le pouvoir. Afin de pallier cet éventuel risque, les contributeurs initiaux vont décider de créer une nouvelle classe parmis les contributeurs. Ces contributeurs auront un extra pouvoir de revue. Il vous faudra alors deux revues provenant de cette classe de contributeur pour voir votre code accepté. Ce pouvoir additionnel créé une centralisation, et avec cette centralisation un goulet d’étranglement qui va ralentir, voir même jusqu’à stopper la capacité du projet à innover.

     

    Après des centaines d’années de résistance et de lutte, c’est un changement de stratégie qui va vaincre les Apaches. En donnant des terres forçant à la sédentarisation, en donnant du bétail, et en donnant la responsabilité de la gestion aux leaders émergent, les nouveaux arrivants vont créer un déséquilibre dans la répartition des pouvoirs et une centralisation. L’attaque n’est plus sur les individus, mais sur les valeurs du groupe.

     

    La leçon est que nous devons être prudent avec le pouvoir additionnel que nous voulons donner à certains membres d’une communauté. L’auto-organisation et le leadership émergent fonctionne, mais introduire un déséquilibre est une attaque sur les valeurs et les principes qui peut enrayer ce fonctionnement.

     

    Un effort a été fait pour traduire à une organisation les principes qui animent les projets open source. Les caractéristiques principales d’une open organization sont:

     

    • La transparence,
    • L’inclusivité,
    • L’adaptabilité,
    • La collaboration,
    • La communauté.

     

    La transparence, par défaut, est la fondation. La transparence dans les limites de la loi comme nous sommes parfois contraint de préciser. L’inclusivité de toutes les perspectives, permettant d’avoir des personnes aux raisonnements, à la culture, aux expériences différentes d’enrichir le raisonnement du groupe. L’adaptabilité demande à mettre en place les boucles de feedback permet de continuellement apprendre. La collaboration dans le but de produire de meilleur résultats. Une collaboration qui veut que l’on commence ensemble, et pas une collaboration à posteriori. Et enfin la communauté, une communauté animée par des valeurs, des principes et un but partagés.

     

    Ce sont les valeurs et les principes partagés qui guident la participation dans les organisations libres ou open organization.

     

    Et vous, quelles sont les valeurs et principes de votre organisation ? Les rechercher et les définir ne serait-il pas un merveilleux départ pour l’évolution de votre organisation ? Je crois pour ma part que le changement commence ici.

    Ce texte a été publié dans le tome 5 de Rupture Douce.

     

     

  • Un message pour l’édition 2018 de TEDxBordeaux

    J’ai découvert les conférences TED il y a environ 10 ans. L’importance et la diversité des sujets abordés, la puissance combinée des histoires et la courte durée des interventions faisaient que je consommais régulièrement les enregistrements.
    Avec Isabel, nous nous disions à l’époque que ce serait génial si on pouvait faire cela en français.

    En 2009, je passais beaucoup de temps à La Cantine de Paris, pour le lancement de Ayeba, l’entreprise que nous venions de créer. Et c’est à la Cantine, que l’équipe de TEDxParis a créer le premier TEDx en Français.

    Lorsque nous avons souhaité déménager à Bordeaux en 2010, la première chose que nous avons cherché était un espace de co-working ou nous pourrions retrouver l’énergie du croisement de communautés diverses. Cela n’existait pas encore, mais les énergies étaient là, et c’est pour cette raison que nous étions heureux de soutenir le CoWorkingCamp qui donnera naissance à plusieurs espace de coworking comme Le Node, ou CoolWorking.

    Nous voulions aussi apporter autre chose, nous voulions apporter l’expérience TED en français, et nous l’avons fait avec la première édition de TEDxBordeaux en 2011.
    La création de cette première édition était une aventure pleines de rebondissement et je remercie vivement, les orateurs, les partenaires, les organisateurs et tous les participants qui nous ont soutenu et donner leur confiance.

    Nous souhaitions que l’événement dure et se renouvelle. Pour cela, nous avons souhaité que chaque année, l’équipe sortante trouve à qui transmettre la responsabilité de guider l’édition suivante.

    Bravo et merci à toutes ces équipes qui ont données naissances à toutes les éditions suivantes.

    Bravo et merci à l’équipe qui apporte cette édition 2018, je vous souhaite à tous un excellent TEDxBordeaux!

  • Let’s get 2018 started!

    Peut-être fais-tu parti des personnes que je connais et nous ne nous sommes pas donné de nouvelles depuis quelques temps ? Le début de l’année est le bon moment pour prendre une bonne résolution, reconnecter avec les personnes que j’apprécie et les connecter entres elles.

    Et pour pouvoir te connecter avec d’autres, il faut que je mette à jour ce que je sais de toi. Principalement, je voudrais savoir ce qui t’importe en 2018. Et oui ! Bien sur, je te souhaite le meilleur pour cela ! Et, peut-être même un peu plus !

    Donc, si cela t’intéresse de nous reconnecter après tout ce temps, envoies-moi un message ! Cela peut-être par email, téléphone ou vidéoconférence, et même en personne si il se trouve que nous sommes au même endroit en même temps. Cela peut-être maintenant ou plus tard cette année. Quand le temps sera venu pour toi, cela sera parfait pour moi.

    Je travaille sur un livre, Changing Your Team From The Inside, qui devrait sortir au printemps. Fais moi savoir que cela t’intéresse en t’inscrivant à la mailing list.

    Je vais voyager au long de l’année autour du globe vers les différents bureaux et pour des conférences. Le prochain voyage est prévu à Brno (Czech Republic) à la fin du mois de janvier pour DevConf ou je donne une conférence. Je devrais être en France mi-mars pour Agile Games France. J’essaierais de maintenir à jour mon blog, Twitter, ou Linkedin, en espérant que cela nous donne une opportunité de nous rencontrer en personne !

    Je te souhaite une année belle et paisible !

     

  • I am still standing

    Il y a quelque temps, j’ai ajouté une carte dans la colonne arrivée de mon tableau kanban personel (je peux partager le modèle si nécessaire). La carte était labellisée « Standing Desk » (bureau assis/debout).

    Lors de la revue de mon tableau, j’ai déplacé cette carte dans la colonne « Un jour peut-être ». Et la carte est restée là…

    Plus tard au cours de la même semaine, plusieurs facteurs m’ont amenés à considérer à nouveau cette carte :

    • J’avais sauté plusieurs pauses sur plusieurs jours et oublié de changer régulièrement de posture, et donc mon dos commençais à me faire mal
    • Des collègues discutaient de l’idée d’acquérir des bureaux assis / debout et ils l’ont fait et racontaient ensuite qu’ils étaient ravis 🙂 (Thank you Mark and Hugh!)

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    J’ai donc déplacé la carte dans la colonne « à faire cette semaine », étudié les différentes options et décidé de changer mon bureau (j’avais acheté le précédent 20 ans avant) en optant pour le modèle Berkan de IKEA.

    Avec ce bureau, je peux avoir toute mon installation qui bouge. La première semaine, j’ai vraiment pensé que cela allait m’aider à ne plus oublier les pauses et les changements de posture. J’avais en effet du mal à rester debout très longtemps et j’alternais donc les positions assis et debout au cours de la journée.

    2016-03-22 07.29.17 2016-03-22 07.30.03Après 2 semaines, je peux rester debout plus longtemps, le chat utilse ma chaise, et je dois donc m’assurer de bien démarrer mon minuteur pomodoro pour me souvenir de faire des pauses et de changer de posture. Le fait d’être debout a des aspects positifs sur les nombreuses conférences vidéos que j’ai au cours de la journée : je suis capable de fermer les appels plus vite. Le même effet qui a conduit à décider que les synchronisations quotidiennes devaient se faire en étant debout (Il y a une étude la dessus).

    Je vous recommande de tester, et vous allez probablement adopter !

     

    Le jour ou j’ai reçu mon bureau IKEA, Lisette Sutherland a publié un article montrant son bureau, probablement le même modèle dans une autre taille ! D’ailleurs, si vous êtes intéressé par la collaboration et le travail à distance vous pouvez la suivre !

     

    La photo d’entête est de Ryan McGuire.

  • Laissez nous coder !

    Cet article est en travaux depuis longtemps. Une remarque d’une personne avec qui je travaille m’a rappelé l’urgence de contribuer à résoudre ce problème. Il a dit :

    Arrêtez de nous interrompre ! Laissez nous coder !

    J’ai commencé à être très sensible aux interruptions avec la découverte de la technique Pomodoro que je raconte dans cet autre article.

    Ce que j’ai pu expérimenter est que, lorsque j’étais capable de me focaliser sur une chose, j’étais extrêmement efficace. J’ai donc essayé d’inciter les personnes des équipes avec qui je travaillais à respecter des périodes de la journée sans interruption.

    Les personnes identifient facilement les autres comme étant source d’interruption. C’est généralement la partie la plus facile à couvrir et en réfléchissant en équipe on peut trouver des accords dans l’équipe pour stopper le flux d’interruptions et ainsi juguler les effets négatifs.

    Il est plus délicat d’admettre que nous sommes nous-mêmes notre propre source d’interruption. Nous commençons quelque chose, et nous voyons une notification d’une autre application, ou notre esprit vagabonde et nous emmène sur autre chose, etc… Il faut donc un fort engagement personnel pour résister à ces multiples tentations de quitter ce que l’on est en train de faire.

    Le problème est encore plus important lorsque l’équipe est distribuée.

    En effet, avec des équipes co-localisées, j’avais pu expérimenter 2 stratégies :

    • La première était un symbole sur le bureau indiquant que la personne ne souhaitait pas être interrompue (une mascotte rigolote généralement) qui était comprise par les autres personnes de l’équipe
    • La deuxième était la synchronisation de l’équipe sur un rythme : 50 minutes de travail sans interruption, 10 minutes de pause, 15 minutes dédiées aux interruptions, et on recommence avec une pause allongée au moment du déjeuner.

    La synchronisation était la technique la plus efficace, mais c’était aussi la plus exigeante en terme de discipline des membres de l’équipe.

    Avec une équipe distribuée, la connexion se fait grâce au moyen de communication électronique, et il y a rapidement une exigence tacite qui veut que l’on se doit de répondre rapidement aux sollicitations par email, et encore plus rapidement aux sollicitations sur les salles de discussions (irc, jabber, slack ou autre).

    Et si l’on accepte cela, on va passer des journées à sauter d’un sujet à l’autre sans jamais vraiment pouvoir accomplir quelque chose.

    LarryKim-MultitaskingCette illustration issue de l’article de Larry Kim sur les tâches en parallèle explique bien cela.

    Notre satisfaction va souffrir de ces changements de contexte incessant. De plus chaque fois que nous allons revenir sur une tâche, il est probable que nous allons perdre beaucoup de temps à retrouver le niveau de compréhension du problème que nous cherchons à résoudre.

    MikeCohn-ContextSwitchingDans son livre Succeeding With Agile, Mike Cohn cite l’étude de Kim Clark et Steven Wheelwright sur l’impact du multitasking sur la productivité, dont les résultats sont visibles sur l’illustration extraite du livre.

    Si l’on est dans une organisation où le travail est distribué par des managers et que ceux-ci transmettent cette pression de l’instantanéité, le temps gâché par les demandes incessantes va pratiquement paralyser l’intégralité de l’organisation. C’est ce qui conduit certaines grandes organisations à s’interroger sur la possibilité qu’une petite équipe de moins de 10 personnes puisse accomplir plus que leur équipe de 300 personnes.

    Ce phénomène sera moins marqué dans une organisation où le travail est distribué par le système lui-même et où chaque membre de l’équipe sait ce qu’il doit prendre à la suite d’une tâche réalisée.

    group-chat

    De façon amusante, Jason Fried a publié un article sur Medium alors que j’écrivais celui-ci. Il fait une série de propositions pour changer l’agrément de l’équipe à propos des moyens de communication et de leurs usages qui me paraissent importants.

    La recommandation que je ferais est de prendre un temps pour définir avec l’équipe :

    • l’usage des moyens de communication : ce qui sera discuté par email, par messagerie instantanée privée ou de groupe, par le biais de documents partagés qui permettent une meilleure construction d’une position commune à l’équipe, en veillant à définir les délais de réaction adaptée à chaque cas
    • la façon de protéger chaque personne des interruptions : soit en acceptant des périodes d’indisponibilité, soit en synchronisant l’équipe (plus délicat lorsque l’on est sur distribué sur plusieurs zones géographique), soit en dédiant des personnes sur une période définie à gérer les interruptions inévitables
    • de jouer à un jeu pour comprendre la puissance de la focalisation (comme le jeu du prénom)

    Et vous comment laissez vous « coder » les personnes qui travaillent avec vous ?

     

    La photo d’entête est de Ryan McGuire.