Auteur/autrice : Alexis

  • Changer d’état d’esprit

    Nick Barcet et moi avons été programmé pour la dernière session du Sommet Openstack à Vancouver (bien sur, les sessions de conception continue ce vendredi).
    Lorsque nous avions soumis notre proposition pour cette session, nous cherchions un moyen d’aider nos co-contributeurs au projet Openstack.
    La façon que nous avons penser qui aiderait le plus, était de partager la façon dont nous stimulons le changement dans les organisations de nos clients.

    L’enregistrement de la session a déjà été publié par la fondation Openstack et est disponible ici :

    Notre support de présentation est disponible ici :

    Vos retours sont les bienvenues pour continuer la conversation !

  • Ponts et Hiérarchies

    Mark McLoughlin a donné la Keynote Red Hat, au matin du second jour du Sommet Openstack de Vancouver.
    Dans l’après-midi, il a donné une session plus intimiste à propos de la gouvernance du projet Openstack.
    L’idée principale est qu’avec Le nouveau modèle d’organisation Grande Tente qui va permettre l’émergence de nouveaux projets, il pourrait être temps de redéfinir les valeurs principales du projet qui permettront aux contributeurs de prendre de bonnes décisions.

    Mark commença son propos par une référence à la Keynote que Eben Moglen a donné à Auckland lors de LCA 2015. Dans cette keynote, Eben Moglen explique que le modèle d’organisation hiérarchique que nous connaissons tous, est le modèle du 20ème siècle, et que les organisation du 21ème siècle seront basées sur la transparence, la participation et une collaboration non-hiérachique, comme le sont les logiciels libres.

    Mark a continué son introduction avec une référence au billet de Andy Hunt, The Failure of Agile. Andy Hunt est un des rédacteur du manifeste agile, aussi on peut le prendre au sérieux comme il s’agit d’en parler. Le point principal de son article est qu’un grand nombre de personnes ont divergé de l’agile en se focalisant sur les pratiques, oubliant les valeurs et principes agiles. Ils sont focalisés sur faire de l’agile, et oublient que en fonction de son expérience, un débutant a besoin de directives claires pour comprendre comment fonctionne les choses et qu’au fur et à mesure de son expérience et du développement de ses compétences, il aura besoin de coaching, puis de support et deviendra ensuite pleinement autonome et aura adapté les pratiques initiales sur le chemin en vivant les valeurs et principes agile.

    Cela m’a remémoré les auto-collants que j’avais imprimé pour une conférence :
    sticker-agile-tour-2013-v2
    Lorsque je les avais reçu, je m’étais dit… Humm… J’aurais du aussi barrer le « be » et le remplacer par « learn » car apprendre est réellement ce que nous faisons…

    Donc Mark a proposé 4 idées principales qui pourraient devenir les principes auxquels se référeraient les contributeurs à Openstack :

    divers intérêts, une vision partagée, basée sur le consensus
    les individus et leurs interactions plutôt que les processus et les outils
    le leadership au travers de l’autonomisation, l’empathie et la confiance
    toute les avancées doivent ultimement provenir d’itération de bas en haut

    Je vous encourage à regarder son intervention pour en savoir plus.

  • Happiness is Coming

    J’ai eu le grand plaisir de donner la keynote d’ouverture, sur le thème du bonheur, du 17 avril au Drupal Developer Days à Montpellier.

    Voici les supports que j’ai utilisé :

    Une sélection totalement partiale de tweets :

    Un grand merci pour vos retours et pour les discussions qui ont suivies !

    Je me sens prêt pour la prochaine DrupalCon 😉

  • L’opportunité Devops

    Capture d’écran 2015-02-11 à 11.01.27Cela a commencé par l’intervention de John Allspaw et Paul Hammond lors de la conférence Velocity de 2009 présentant la coopération en Dev et Ops chez Flickr ayant permis de réaliser 10 déploiements par jour (L’image d’entête est issue de cette présentation).
    Il y a eu ensuite la première conférence DevOpsDays fin 2009 à Gent.
    Derrière cette promesse de réconciliation des objectifs d’évolution et de stabilité, de réconciliation des dev et des ops, certains y ont vu des solutions technologiques permettant de raccourcir la mise en production, de faire des mise en production sans intervention humaine.
    D’autres y ont vu l’opportunité de réaliser la promesse des 20 dernières années du mouvement agile (oui je le fais commencer au début des discussions sur les méthodes de développement légères et de l’émergence de XP… déjà 20 ans…).

    Capture d’écran 2015-02-11 à 10.58.37

    D’autres encore se sont interrogés sur les compétences qu’allaient devoir acquérir les admin sys pour pouvoir envisager de considérer les infrastructures comme du code.
    D’autres ont imaginé que ce serait aux devs de changer pour acquérir une bonne compréhension de leur code en production, en intégrant les contraintes d’exploitabilité, en intégrant la capacité de répondre elles-mêmes aux incidents, à gérer l’adaptation de l’infrastructure sous-jacente à la charge, la capacité à gérer leur évolution sans interruption de service…
    D’autres ont pensé que ce serait plutôt un changement de l’ensemble du système nécessitant de revoir la façon d’envisager les évolutions des logiciels, des systèmes d’informations en les considérant fonctionnalités par fonctionnalités (en utilisant la notion de Minimal Marketable Feature (MMF) de façon continue et pas seulement la notion de Minimal Viable Product (MVP) au départ du projet.
    D’autres considèrent que ce sont les technologies cloud qui permettent cette transformation de la façon d’envisager les systèmes d’information et bien sur d’autres font évoluer ces technologies pour permettre ces évolutions.
    D’autres encore, un argument de recrutement indispensable pour recruter les talents des nouvelles générations qui ne seront pas prêts à accepter les silos organisationnels interdisant la collaboration.
    Tous ces points de vues montrent la richesse de l’évolution en cours et les différents champs sur lesquels ces changements sont en cours : changement d’outil, changement de méthodes, changement d’organisation, changement culturel.
    J’ai pu apprécier toutes ces diversités de point de vue lors du petit déjeuner réunissant des DSI, organisé par Red Hat à Paris le 6 février. Petit déjeuner ou j’intervenais pour apporter un éclairage sur le sujet et animer une session de réflexion sur le sujet entre les participants.
    Maintenant, qu’eNovance a été achetée par Red Hat, le challenge de transformation de la culture des organisations (en interne ou en externe) continue avec la Red Hat Cloud Innovation Practice et l’effet de taille et la culture open source permettent des discussions passionnante sur le sujet.
    Red Hat Cloud Innovation Practice
  • Club de Lecture

    Une session du Club de Lecture de Bordeaux s’est déroulée ce samedi 28 mars 2015, de 10h30 à 12h00. L’idée de proposer cette session m’était venu suite à la participation au club de Toulouse que j’ai raconté ici.

    Isabel, Claire, Guillaume, Olivier, Patrick, Philippe se sont joints pour raconter leurs impressions, opinions, expériences en rapport avec #Workout, le dernier livre de Jurgen Appelo.

    20150328-Club-De-Lecture-Workout

    J’ai trouvé cette heure et demie très courte. Les échanges étaient très riches. Le format, la qualité d’impression, le choix des illustrations contribuant autant à la forme qu’à la réflexion sur le fond, sont des points communs remarqués par l’ensemble des participants.

    Les notes de lecture de Claire
    Les notes de lecture de Claire

    Ils ont également notés que ce livre sur le management est accessible à tous… et même à mettre dans toutes les mains pour transmettre le désir d’essayer d’envisager les choses autrement.

    Les idées proposées dans le livre sont étayées (ce qui permet de les transmettre plus facilement), illustrées d’exemples, associés à des références qui font dire aux participants qu’il y a tout (ou presque tout) dans ce livre (agile, coaching, management, communication…).

    La possibilité d’adopter une lecture linéaire, en fonction du sujet recherché ou même en laissant faire le hasard fait de ce livre une référence à long terme.

    Les participants avaient tous expérimentés au moins une des pratiques proposées dans la livre : guild, identity symbols, motivators, delegation poker ou board, powerful questions, feedback wrap, personal maps, happiness index, feedback door… Certaines pratiques restent « à essayer » : formule pour le salaire par exemple.

    La suite du Club de lecture ?

    Pour choisir la date : http://doodle.com/k7nfnwtchnzzz8zs

    Un board Trello pour proposer et choisir les livres: https://trello.com/b/FIsc7Xf7/club-de-lecture-bordeaux

    Le principe est :

    • de proposer des livres dans la colonne idée,
    • les livres recevant plus de 3 votes sont sélectionés
    • le livre ayant le plus de vote au moment du choix est retenu comme prochain livre du club

     

  • La Journée Internationale du Bonheur

    Nous sommes le 20 mars, c’est donc aujourd’hui la journée internationale du bonheur.

    J’écris ce court billet en écoutant la playlist réalisée pour l’occasion sur Happiness Sounds Like.

    Que vous recommandez pour cette journée ?

    dayofhappinessPeut-être de suivre les suggestions de The Year of Happy et d’apprendre chaque mois un des aspects du bonheur qui vous surprendrait peut-être ? Ou peut-être même de suivre à votre rythme le cours proposé par l’université de Berkeley sur la Science du Bonheur ? Ou peut-être les recommandations résumées sur le site DayOfHappiness de l’image ci-contre ?

    Ou peut-être simplement d’offrir un sourire à ceux que vous croiserez aujourd’hui ?

    Je termine par une annonce, j’aurais le plaisir de donner une keynote lors des Drupal Developer Days à Montpellier le 18 avril sur le thème du bonheur.

    L’image d’entête vient d’ici.

  • Le Bonheur au Travail

    Au mois d’octobre 2013, je vous avais proposé de devenir producteur du film « Le Bonheur Au Travail » de Martin Meissonnier.

    150194_image_61960-cropLe film a été diffusé hier, mardi 3 février 2015, dans les locaux d’eNovance (Red Hat) à Paris pour une avant-avant-première (c’était la contrepartie pour notre contribution au financement du film sur touscoprod.com).

    Le film est passionnant et regorge d’exemples excellents montrant ce qu’il est possible de faire lorsque l’on commence par la confiance. Certaines entreprises sont évoquées dans le livre d’Isaac Getz, Liberté et Compagnie, conseiller scientifique du film.

    Les échanges avec le réalisateur qui ont suivi la projection était très intéressant. Un grand merci à lui de nous avoir offert ce moment !

    Je ne vous en dirais pas plus pour l’instant, mais je vous encourage à participer aux journées du bonheur au travail les 12, 13 et 14 février.

    Et bien sur, à noter dans votre agenda de regarder Arte le 24 février à 20h50 pour la première diffusion du film en France.

  • Management 3.0 #Workout

    Lorsque Claude Aubry a publié cet article à propos du site du club de lecture de Toulouse, j’avais déjà en projet l’idée de lancer un club de discussion. Je m’étais donc dis que c’était une nouvelle bonne raison de le faire.

    La réunion du Klub de Toulouse se déroulait lundi 2 février, le livre du jour était #Workout de Jurgen Appelo. Les participants ont accepté que je m’invite à cette réunion en me connectant à distance en video-conférence.

    Un grand merci donc à Marie-Josée, Nathalie, Jean-François, Cyrille, Jean-Pascal et Claude pour leur accueil sympathique.

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    Comment cela se passe ?

    La facilitation de Claude est discrète et efficace, il lance une question à laquelle les participants répondent le temps d’un tour de table. Les questions sont par exemple : « quel lien feriez vous avec l’agilité ? », « pensez-vous que le type de management proposé dans l’ouvrage devienne « mainstream » ? », « quels sont les pratiques que vous avez expérimentées dans vos organisations ? ». J’imagine que les participants sont habitués à l’exercice. Le temps de parole se réparti harmonieusement, les éléments issus du livre et de l’expérience se complètent avec équilibre.

    Concernant le livre en lui-même, les participants ont apprécié #Workout. Ils ont apprécié les explications simples, les illustrations issues de l’expérience, les propositions d’exercice de mise en pratique avec une équipe ainsi que les nombreuses références.

    Ils ont également apprécié les nombreux arguments permettant de diffuser le message vers différents publics.

    Vous pouvez retrouver ce livre ici : http://www.management30.com/workout en version gratuite ou commander une version payante.

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    Le force du Klub est de pouvoir profiter du regard des autres, de voir ce qui les intéressent et qui parfois m’avait échappé. Un exemple : je n’avais pas remarqué qu’à la fin de chaque chapitre, il y avait une page de références… Bien sur, avec le livre sous les yeux, j’ai été étonné de constater cela lorsque quelqu’un a abordé ce sujet

    Cette expérience très agréable me motive pour proposer un club de lecture à Bordeaux, je propose que ce soit un samedi et que le premier livre soit également #Workout de Jurgen Appelo.

    Je vous propose donc de prendre le temps de la lecture du livre et de nous retrouver soit le samedi 14 soit le samedi 28 mars entre 10h30 et 12h00. Le Doodle suivant permettra de choisir la date : http://doodle.com/ttdm3t283m2k4kwz

  • Evalue-moi si tu peux

    Un ami m’a sollicité pour l’aider avec un fichier d’évaluation qu’il devait remplir. Le fichier, à destination des « ressources humaines » de son entreprise, était destiné à préparer le budget définissant les augmentations et bonus des personnes de son équipe pour l’année à venir.

    Dans une des colonnes, il devait indiquer si la personne avait une performance en dessous de la moyenne (C), dans la moyenne (B) ou au dessus de la moyenne (A). Il avait donc consciencieusement regarder cette liste et obtenu le résultat suivant : 11 A, 15 B et 4 C. Il faisait face maintenant à une consigne qui lui posait problème, il devait impérativement répartir l’effectif de son équipe par tiers dans chaque catégorie, 1/3 de A, 1/3 de B et 1/3 de C. Soit dans son cas, 10 dans chaque catégorie. Une personne de la catégorie A devait donc aller en B et 6 personnes de la catégorie B devaient aller en C.

    Cela lui posait problème puisque le budget qu’il allait définir sur cette base serait probablement réduit pour les personnes étant en catégorie B et C et qu’il anticipait des difficultés lors de l’annonce des augmentations et bonus qui ne pourrait pas suivre sa propre évaluation.

    Cela lui posait problème également puisque dans le cadre du développement des talents de son équipe, il voulait être transparent sur l’évaluation et sur les critères afin de permettre à chaque membre de l’équipe de disposer des bons éléments pour développer ses compétences.

    Il anticipait donc que l’iniquité du système verrait le jour à un moment donné, et qu’il aurait des difficultés à la dissimuler, à part en exagérant les risques de départ de certains membres de l’équipe pour gonfler le budget disponible et ainsi avoir les ressources disponibles pour distribuer à toutes les personnes de l’équipe ce qui lui semblait cohérent.

    L’astuce était donc là, calculer l’enveloppe globale nécessaire, puis travestir suffisamment les informations pour obtenir cette enveloppe en suivant la logique demandée par les « ressources humaines ».

    Vers un autre système ?

    Si je comprends l’intention initiale des « ressources humaines » d’anticiper les problèmes éventuels associés à la rémunération des personnes pouvant conduire à leur départ. Si je comprends bien l’intention d’inciter les managers à réfléchir au positionnement des équipiers. Le système de répartition par tiers est dévastateur car il conduit à inciter à la falsification. Si je combine cela avec un système à budget fixé à l’avance pour l’année, la combinaison des deux peut-être source de nombreux problèmes.

    Nous pourrions imaginer un système ou l’on déconnecterait la réflexion budgétaire, de l’évaluation individuelle.

    Certaines entreprises vont considérer qu’une part des résultats de l’entreprise est consacrée aux augmentations de rémunération. Elles vont étudier ensuite la rémunération des personnes en comparaison de leur métier et de leur industrie. Puis, elles vont établir les évolutions à partir de ces informations et des désidératas des personnes. L’exemple de Poult et de son comité des rémunérations est intéressant pour cela (encore un autre article en attente d’écriture… mais vous pouvez lire celui-là).

    Evaluation par les pairs

    Si l’on considère l’évaluation au delà de cet exercice budgétaire, on pourrait imaginer un système permettant à chacun de se positionner sur les critères importants pour le travail de l’équipe. Cette auto-évaluation pourrait être complétée par une évaluation des pairs.

    Pour une équipe, j’avais fait l’expérience de proposer une évaluation sur 3 critères en utilisant des échelles de 1 à 10. Les 3 critères étaient : technique, méthode, comportement.

    Chaque membre de l’équipe était invité à s’auto-évaluer et à évaluer les autres membres de l’équipe en indiquant en commentaires les comportements observables soutenant son évaluation.

    Ces commentaires étaient ensuite revus avec le manager et le coach dans le but d’aider à améliorer les capacités d’observation, et la formulation des retours pour renforcer l’utilité dans le développement des compétences.

    Chaque membre de l’équipe avait ensuite accès à l’ensemble des évaluations lors d’une entrevue avec le manager et le coach et choisissait une ou plusieurs actions d’amélioration pour lesquelles il disposait de temps au cours de chaque sprint. Ces actions étaient affichées sur le board de l’équipe, certaines personnes ayant d’ailleurs sollicité l’aide d’autres membres de l’équipe pour certains aspects.

    Une des personnes avait par exemple tendance à réagir très négativement à certaines nouvelles concernant le développement du produit. Cela conduisait l’équipe dans des spirales négatives dont elle avait du mal à sortir. Cet exercice avait permis à cette personne de prendre conscience de cela et elle avait demandée l’aide des autres pour lui dire lorsque cela se produisait. La première fois où j’ai entendu un des membres de l’équipe, plutôt timide et effacé habituellement, lui demander : « Et comment pourrais-tu voir cela autrement ? » j’ai ressenti que l’on était vraiment en train de changer les choses.

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    La photo d’entête provient de Wikipedia.

    La photo « Measure Your Life In Love » est de Quinn Dombrowski (Creative Commons).

  • Un changement bon

    L’idée de Kaizen, est de publier un magazine permettant de diffuser des idées positives pour permettre de changer le monde pas à pas.

    Ce magazine existe depuis 3 ans et réuni une petite communauté de 70000 lecteurs.

    Le projet de financement auquel je vous invite à participer permettra de financer ce nouveau Kaizen.

    A vous de jouer !