Auteur/autrice : Alexis

  • Exercices d’écoute

    J’ai utilisé, une fois de plus, des exercices d’écoute lors de la masterclass DevOps que j’ai donné avec un de mes collègues à Ho-Chi-Minh-Ville lors du Red Hat Tech Exchange. Je me suis engagé cette fois à publier une courte description de ces exercices.

    Pour commencer, je prépare le groupe avec 1-2-3-Go, un petit exercice d’échauffement qui permet de comprendre que nous n’utilisons probablement que nos oreilles dans le processus d’écoute 🙂

    Je demande ensuite au groupe de former des paires.

    Première règle

    Je leur explique que nous allons commencer avec une personne en écoute et une personne qui parle et que nous aurons l’occasion d’échanger les rôles ensuite.
    Ceux qui parlent vont pendant 60 secondes raconter une histoire sur un sujet très important pour eux.
    Ceux qui écoutent devront respecter la première règle : Ne pas parler.

    Je facilite ensuite une session d’échange en demandant à ceux qui écoutaient comment ils ont trouver l’exercice, puis à ceux qui parlaient comment ils ressentaient l’écoute de leur partenaire. J’insiste sur leur ressentis de la durée de 60 secondes, était-ce long ou court ? Je fais ressortir le fait que poser des questions peut faire diverger ceux qui parlent de leur chemin de pensée, et que cela peut les amener vers quelque chose d’important pour vous, mais pas pour eux.

    Deuxième règle

    Lorsque le groupe est prêt, je leur propose d’inverser les rôles d’écoute et de parole et j’introduis la deuxième règle : Ne penser même pas à parler. Et nous recommençons pour 60 secondes d’une histoire vraiment importante pour eux.

    La seconde sessions de discussions est encore plus intéressante, on parle des difficultés à ne pas laisser l’esprit vagabonder vers quelque chose d’autres. Il y a bien sur des questions sur l’importance des questions permettant de clarifier, ou qui montrent l’intérêt de ceux qui écoutent. J’essaie généralement de ne pas répondre, une partie du groupe comprenant très vite l’impact et étant en mesure de répondre directement. Quel est le but de vos questions si vous n’écoutez pas les réponses, mais que vous êtes en train de réfléchir à votre prochaine question ? Vos questions auront sans doute une réponse si vous laissez la personne finir de parler, ou elles s’avèreront de peu d’intérêt à la fin.

    Variantes

    Il y a de nombreuses variantes possible pour ce simple exercice :

    • Vous pouvez proposer que les personnes préparent leurs discours dans le but de se présenter. Vous devrez prévoir un peu plus de temps pour cela (probablement 90 ou 120 secondes…)
    • Vous pouvez proposer que les personnes traces une petite barre pour chaque question qu’ils ont durant la première phase, et qu’ils cochent chaque barre lorsque la question est répondue. Vous pourrez alors leur demander combien de questions restent sans réponse… et d’estimer l’importance de ces questions.
    • Vous pouvez proposer de travailler en groupe de 3 personnes avec une jouant le rôle d’observateur.

    J’ai entendu parler de ces exercices par Paul Klipp à ALE2014. Une autre fois, j’ai participé à une session avec Olaf Lewitz et Michael Sahota au cours du Scrum Day à Paris en 2015. Et encore une autre fois lors d’une session donnée par Oana Juncu durant Agile France 2015. A chaque fois, il y avait des variantes, et à chaque fois c’était très puissants. J’ai eu l’occasion de l’expérimenter de nombreuses fois et cela contribue grandement à la prise de conscience de l’importance de l’écoute et un grand facilitateur des conversations qui suivent.

    Qu’en allez-vous essayer ?

    Photo d’entête Listen to ME! par Jonathan Powell sous licence Creative Commons

  • ALE15 meilleure conférence de l’année

    Je suis tout juste de retour de ALE15, la cinquième édition de la conférence auto-organisée du réseau Agile Lean Europe. Comme toujours, je me sens vraiment bien lorsque je suis de retour, et je trouve que cette édition était la meilleure… Je commence à m’habituer à ce ressenti, comme je n’ai manqué qu’une édition, en 2013, depuis le début de l’aventure.

    Pourquoi est-ce si spécial ? Que se passe-t-il dans cette conférence ?

    Bien, il y a de nombreuses choses que je pourrais mettre en avant.

    La première, c’est auto-organisé. Cela signifie que tout le monde peut contribuer à l’organisation de l’événement. Pour chaque édition, plusieurs personnes se rassemble sur un sofa pour accomplir la mission de ce sofa. Par exemple, j’étais (avec d’autres) impliqué dans le sofa dédié au programme de la conférence, d’autres étaient impliqués dans le sofa de la finance, d’autres encore dans celui du marketing et d’autres dans celui des époux et enfants.
    Lorsque vous choisissez de contribuer à un sofa, vous pouvez contribuer 5 minutes de votre temps pour une suggestion, ou investir bien plus, c’est votre choix, pensez juste à informer les autres lorsque vous lâcher un sujet afin qu’ils puissent s’adapter.
    Sur la photo, vous pouvez voir la liste des organisateurs de cette année. Un grand bravo à mes pairs ! C’était top de faire cela avec vous !

    Le seconde, il y a un programme pour les époux et enfants, cela veut dire que vous allez voir des enfants courir dans les allées des salles de conférence, jouer à des jeux, ou monter sur la scène pour une keynote. Cela veut dire que pour cette conférence vous pouvez être vous même parmi vos pairs et votre famille. Les enfants adorent, ma fille demande chaque année si nous allons bien à l’édition suivante avant même que nous soyons partis de celle en cours. La conférence est planifiée fin août, juste avant le retour des enfants à l’école spécialement pour cela.

    La troisième, une partie du programme est réservée à un forum ouvert (open space), ainsi le programme de la conférence est défini en fonction des choses les plus importantes pour les participants sur le moment. Cette année, j’ai eu le plaisir de faciliter l’open space avec mon ami Pablo. C’était top et nos expérimentations ont plutôt bien fonctionnées.

    Première expérimentation, comme les participants viennent de toute l’Europe (et plus) nous leur avons demandé de montrer l’opportunité babel en présentant leurs sujets d’abord dans leur langue maternelle puis en anglais. C’était étonnant de constater la différence de langage corporelle entre les deux présentations, et c’était bien plus énergisant et amusant d’entendre des langues que nous ne sommes pas habitués à entendre (voir pas du tout pour certaines).

    Deuxième expérimentation, comme nous étions environ 180 personnes pour l’open space, nous savions que nous aurions au moins 12 groupes en parallèle et nous voulions que les groupes partagent leurs découvertes avec tous. Nous leur avons demandé de préparer une restitution de leurs travaux sur une feuille de paperboard et de résumer leur découverte en un tweet avec le hashtag #ale15. Nous avons organisé 20 minutes de restitution globale après chaque session de 40 minutes en sous-groupe.

    Troisième expérimentation, comme nous partagions l’avis avec Pablo qu’un des grands bénéfices de l’utilisation du format open space est le but commun, nous avons tenté de proposer un but commun pour l’open space d’ALE15… et cela n’a pas du tout fonctionné… Mais nous avons survécu car c’était une expérimentation 😉

    Et bien sur, un peu de magie de la part de grands orateurs et en provenance de grandes discussions.

    2015-08-26 09.44.26Chris Matts a mis des mots sur un étrange ressenti lors de son discours d’ouverture le premier jour, il a expliqué l’évolution du mouvement agile en utilisant le modèle d’adoption de produit et d’autres modèles, et expliqué que l’arrivée de cadre permettant de passer l’agile à l’échelle avant que les histoires permettant d’inventer ces cadres n’existent. Plus sur cette idée dans son article.

    Dans son discours d’ouverture du deuxième jour, Olaf Lewitz, nous a fait expérimenter un exercice de mémorisation qui a bien fontionné : « options have value, options expires, never commit early unless you know why » a été twitté de nombreuses fois, il a démontré dans son discours les méfaits de la polirasation et notre responsabilité dans la recherche d’intégration.

    Beaucoup d’inspiration pour nos métiers que nous devrons ramener doucement dans nos organisations comme le recommande Rachel Davies dans son discours de clôture de la conférence.

    J’ai également eu le grand plaisir de jouer une nouvelle fois l’expérience des billes rouges de Deming, une belle expérience et une belle conversation, les principes de Deming sont tellement actuels.

    La suite ?

    ALE16 bien sur, vous allez pouvoir contribuer à l’organisation de la prochaine édition de l’événement en vous asseyant sur l’un des sofas. Suivez :
    Agile Lean Europe (ALE) sur linkedin et ou sur Twitter

    PS : Cette édition était un peu difficile sur un plan personnel car Isabel, mon amour de partenaire (dans la vie et dans les affaires) a du supporter un épisode médical dévastateur. Je la remercie pour son support car elle m’a demandé de respecter l’engagement que j’avais fait à la communauté ALE et aussi pour permettre à notre fille de venir s’amuser avec ces pairs dans le programme pour les enfants.

  • Le but d’une entreprise est de faire de l’argent… ou pas

    La semaine passée, j’ai répété une session sur l’évolution des organisations, des méthodologies et des technologies de l’information avec des personnes du bureau de Red Hat à Montréal. Un grand merci à eux pour leurs retours essentiels ! Même si le titre Devops and Bimodal IT, j’ai choisi de présenter les racines de l’évolution des organisations, des méthodologies, ainsi que les impacts courts et long termes sur les entreprises.

    timeline

    J’ai utilisé une ligne de temps sur laquelle j’ai progressivement élargie l’échelle pour montrer certains événements importants, comme l’implication de Deming dans la reconstruction de l’industrie japonaise, l’article le nouveau dévelopement de nouveaux produits de Takeuchi et Nonaka, ou La machine qui a changé le monde : l’histoire de la production lean par Womack et Jones.

    A la fin de la présentation, nous discutions de l’importance de la clarté de la vision et des buts de l’entreprise. Une question émergea qui déclancha une conversation animée : « Quel est le but des entreprises agiles ? ».

    Cette question appela une réponse définitive de l’un des participants : « Le but des entreprises est de faire de l’argent. »

    Et la discussion commença…

    Avec des opinions comme : « les autres buts affichés ne le sont que pour dissimuler le but principal qui est de faire de l’argent… » ou bien « de bonnes intentions, mais si l’on regarde ce que les entreprises mesurent, on voit bien que le but principal est l’argent »… et ainsi de suite…

    J’ai tenté de pousser mon point de vue que l’argent n’était qu’un effet secondaire produit dans la recherche d’un but plus élevé pour les entreprises opérants avec un autre modèle que « faire de l’argent ». Et que cela fonctionnait très bien pour ces entreprises… Les personnes ne semblaient pas toutes convaincues… Encore du travail à faire à ce sujet 😉

    Image d’entete par Jericho [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons

  • Le rêve commence maintenant

    Lorsque j’explique pour la première fois que pour qu’il puisse y avoir collaboration entre les personnes, il est nécessaire de créer les conditions de cette collaboration, on me répond par l’affirmative, mais je perçois que ce n’est pas réellement compris.

    L’idée qu’il puisse être nécessaire de faciliter une réunion pour que les participants puissent atteindre leurs objectifs est confondu avec de l’animation… Comme si il s’agissait juste de distraire…

    J’ai vécu une expérience intéressante qui illustre cette idée de « créer les conditions ». Nous avons rejoins des amis dans un village de vacances juste pour un week-end. Ne connaissant ni le lieu, ni le style d’établissement, il s’agissait d’une découverte.

    Lors de notre arrivée en auto sur le parking de l’établissement, plusieurs employés nous attendaient affichant de grands sourires et prenant le soin de nous parler individuellement à nous trois (mon épouse, ma fille et moi) pour nous expliquer simplement qu’ils allaient s’occuper de nos bagages, pour nous indiquer ou nous garer et comment rejoindre notre chambre.

    Le simple fait qu’ils soient accueillants, bienveillants, souriants, attentionnés a permis en quelques instants de déconnecter totalement de la semaine, et de me faire me sentir en vacances… Le beau temps et le paysage agréable doivent également avoir leurs parts… Mais je suis sur que c’est bien l’attitude des personnes nous ayant accueillies qui fait toute la différence.

    La dernière phrase prononcée par une des personnes ne trompe pas sur leur intention : « Le rêve commence maintenant ».

    Et cela fonctionne, j’étais instantanément en vacances, et cette journée et demie passée sur place a été des plus reposantes.

    Cela peut donner à réfléchir sur l’attitude à adopter pour vos prochains rendez-vous ou réunion ?

  • Nous vous faisons confiance

    Durant le Red Hat Summit à Boston cette semaine, un documentaire a été projeté durant les sessions d’ouverture. Ce documentaire montrait l’utilisation du logiciel libre par l’école de Penn Manor.

    Charlie Reisinger qui est le directeur informatique qui a impulsé cette démarche d’ouverture a également raconté cette histoire lors d’un TEDxTalk à Lancaster.

    J’espère que cette histoire inspirera d’autres écoles a donné leur confiance aux étudiants et à les aider à développer leur confiance et leur estime de soi.

    Plus de détails ici : http://summitblog.redhat.com/2015/06/24/open-source-stories-penn-manor-the-power-of-open-in-education/

  • Liberté et Cie par le club de lecture

    Une nouvelle session de notre nouveau club de lecture à Bordeaux se déroulait ce samedi 20 juin 2015. Cette fois ci, un peu moins de participants que prévu (était-ce du à un ciel trop bleu ?) Claire, Isabel, Fabrice et Patrick se joignait à moi pour échanger autour du livre Liberté & Cie. Le contraste avec le livre discuté lors de la précédente session est relevé d’entrée par les participants, le format est plus universitaire, peu d’illustrations, photos, schéma…

    Ci-dessous, la prise de notes au cours de la session :

    2015-06-22 09.30.34Les nombreuses entreprises étudiées provenant de nombreux secteurs d’activité est un aspect important pour cette mine d’or (parfois oubliée…). Le livre donne envie d’être partagé, mais il n’est pas si simple d’en provoquer la lecture et les échanges initiaux ne suffisent pas nécessairement à aller au delà de l’impulsion.

    Les points qui ressortent sont la nécessité qu’un leader déclenche la transformation, ou créé une organisation avec des principes d’organisation différents. Une organisation qui ne créée pas des règles pour les 3%, une organisation du pourquoi et pas une organisation du comment…

    Oui, je sais, il est probable que pour comprendre cela, il faille lire le livre… ce que je vous encourage à faire.

    Je termine donc avec une citation d’Isabel :

    On ne change pas les gens, mais on peut changer les conditions qui feront qu’ils changeront

    Et par l’enregistrement graphique de Claire, effectué lors de sa lecture du livre: 2015-06-20 11.07.45

  • Agile France et Le Bonheur au Travail

    J’ai eu le plaisir de donner une conférence sur le bonheur lors de l’édition 2015 de la conférence Agile France à Paris. Il s’agissait d’une version raccourcie et en français de la keynote que j’avais donné en ouverture lors des Drupal Developers Days : Happiness is Coming.

    J’avais choisi de couper beaucoup de contenu pour pouvoir tenir dans les 25 minutes, et il aurait fallu en couper encore…

    Un grand merci pour les feedbacks et les sourires !

  • ScrumWine #15.2

    Une nouvelle édition du ScrumWine s’est déroulée le jeudi 4 juin 2015. Nous étions pour l’occasion accueilli par CDiscount. Je remercie au passage Isabel pour l’organisation et adresse toutes mes félicitations à Damien Tourette, papa depuis la veille ! Notre hôte, Lionel Richer, expliquait dans son introduction que malgré une découverte récente de l’agile, 60 personnes travaillaient à présent en agile et que le bénéfice du rapprochement des métiers et des équipes de développement était remarquable.
    Les actualités ont permis ensuite de mettre en avant les prochains événements consacrés à l’agile. Agile France bien sur, programmé pour les 18 et 19 juin, et pour lequel j’aurais le plaisir de donner une version courte et en français de ma conférence sur le bonheur au travail (Happiness is Coming). ALE 2015 qui se déroulera cette année à Sofia, toujours au cours de la dernière semaine d’aout, évènement remarquable puisqu’il inclut époux et enfants, ce qui augmente le niveau d’énergie positive de l’événement. Je termine par une mention pour AgileTour Bordeaux qui a annoncé la date de la prochaine édition pour les 30 et 31 octobre 2015.
    Olivier Patou a relevé avec succès le challenge de la présentation en 5 minutes avec une présentation sur les histoires utilisateur : Comment faire de bonnes User Stories ?
    Le programme proposait ensuite 2 sujets en parallèle :
    – de l’OODA loop à l’innovation collaborative par Emmanuel Henriot, session qui a reçu un très bon accueil, et j’ai donc essayé de convaincre Emmanuel de la proposer pour AgileTour Bordeaux, car je n’ai pu y assister… puisque je proposais aux participants de jouer à :
    Lego4Devops, un jeu simulatif utilisant les mêmes boites de Lego que le célèbre Lego4Scrum et dont j’avais participé à la mise au point lors de la dernière édition de Agile Games France. La version 1.0 est donc bien jouable sur un temps court, moins de 60 minutes, mais il semble préférable de pouvoir y consacrer plus de temps afin d’être moins pressé pour les explications initiales et avoir l’opportunité de réaliser plus d’itérations. Nous avons eu la possibilité d’avoir 2 équipes de 7 joueurs en parallèle, ce qui nous a également permis d’identifier de nombreuses possibilités d’amélioration. Nous sommes en train de compiler de façon collective ces idées d’amélioration afin de les proposer pour une prochaine version. Merci à Christophe Héral pour avoir contribué à la facilitation du jeu, et bien sur merci à tous les participants !
    Rejoignez le groupe pour poursuivre la conversation et construire la prochaine édition :
    https://groups.google.com/forum/#!forum/sug-bordeaux

    2015-06-04 18.26.30Et merci à Emma pour son aide 🙂

  • Quel est votre niveau de bonheur sur le dernier trimestre

    Il y a deux semaines de cela, j’ai facilité une réunion pour une équipe distribuée. Ils ne se rencontre en personne qu’une fois par trimestre à l’occasion de cette réunion.

    J’ai choisi de démarrer la réunion par un exercice destiné à partager leurs ressentis à propos du dernier trimestre. J’ai posé cette question :

    Pouvez-vous dessiner une ligne représentant votre niveau de bonheur au cours de la période ?

    Les niveaux sont représentés par des symboles météo ce qui les rends plus compréhensibles pour ces personnes venant de différents pays dans le monde. Ils ont presque tous choisis de commenter au fur et à mesure du dessin de leur ligne, et lorsque ils ne le faisaient pas, je leur demandais de le faire juste après. Bien sur je remerciais chaque personne d’avoir partagé.

    J’ai été étonné par le nombre d’informations partagées durant ce simple exercice, à propos de leur ressenti général, à propos de leur travail, à propos de ce qui les motivent depuis les vacances, à des accomplissements spécifiques, des apprentissages, des relations établies avec d’autres personnes etc…

    J’ai ressenti également que l’état d’esprit du groupe était bien préparé pour la revues des résultats accomplis au cours du trimestre.

    Le second jour, devant le dessin, j’ai commencé par les remercier à nouveau d’avoir partagé leurs ressentis à propos du dernier trimestre, puis je leur ai demandé d’utiliser un ou deux post-it pour répondre à une seconde question :


    De quoi êtes vous fier ce trimestre ?

    Une bonne question également pour comprendre ce qui est important pour les individus de l’équipe, et une bonne façon de donner le ton de la journée.

    Si vous essayiez, j’apprécierais d’avoir vos retours !

  • Véhicules autonomes et revenu de base

    D’ici 10 à 15 ans, les véhicules autonomes seront une réalité de notre monde. Cela signifie que le transport de personnes ou de biens sera effectué par ces véhicules autonomes. Les conséquences positives sont nombreuses et seront mises en avant par les fabricants et fournisseurs de service, comme la possibilité de commander un véhicule depuis votre téléphone ou votre ordinateur, la possibilité de supprimer les feux au carrefour, moins (ou plus du tout) de bouchons ou d’accidents.

    Nous avons déjà pu constater qu’avec l’émergence de service comme Uber ou d’autres permettant de commander une voiture avec chauffeur, le marché avait été fortement perturbé. Imaginez juste un instant que la voiture que vous commanderez avec Uber sera une voiture auto-pilotée dans quelques années.

    Dans un article publié sur Medium, Tanay Jaipuria, questionne les décisions qui seront prises lors de la programmation de ces robots. Isaac Asimov a couvert de nombreux cas dans ses romans, maintenant il s’agit de la réalité…

    Une des conséquences de ces véhicules auto-pilotés sera l’emploi de millions de personnes qui sont aujourd’hui conducteurs de véhicules (taxi, camions…). Ce n’est pas simple de trouver le nombre exact de personnes faisant ce métier dans le monde. Comme il y a plus de 3,5 millions de conducteurs de camions aux Etats-Unis et qu’il y a environ 50% de plus de camions enregistrés en Europe et en Asie, je suppose qu’il y a encore plus de chauffeurs dans ces zones.

    Des millions de personnes sans emploi qui ne retrouveront pas si facilement que cela une activité.

    Nous pouvons dire (ou penser) que ce n’est ni notre faute, ni notre responsabilité. Je crois que nous devrions prendre en considération ce problème et mettre dès à présent en place un revenu de base inconditionnel pour toutes les personnes, ce qui leur permettrait d’avoir le temps d’avoir une activité à leur mesure, quelle qu’elle soit.

    Le revenu de base est un revenu inconditionnel versé à tous sur une base individuelle, sans conditions de ressources, ni de travail. Plus d’information ici.