Auteur/autrice : Alexis

  • Observation

     Isabel m’a fait remarquer hier une phrase tirée d’un ouvrage de Daniel Pink, L’homme aux deux cerveaux :

    A la Yale School of Medecine, les étudiants aiguisent leurs capacités d’observation au Yale Center for British Art, parce que étudier la peinture aide à découvrir les détails subtils sur l’état de santé d’un patient.

    L’importance accordée à la capacité d’observation met en lien deux aspects de mon quotidien.

    Le premier, ludique, est le projet Un Jour Une Oeuvre, qui invite les visiteurs à dire ce qu’ils voient des oeuvres d’art proposées à leurs regards.

    Le second, professionnel, est l’activité de conseil et d’accompagnement menée avec Ayeba mettant en avant l’impérative nécessité d’observer la réalité avant de pouvoir mener des actions destinées à améliorer le flux de valeur.

    Les pointillées continuent de se connecter 😉

     

     

    La photo de mise en avant de cet article est de Vea Avernalis

  • AgileTour Bordeaux 2011

    L’équipe d’Okiwi, organisatrice de l’AgileTour Bordeaux 2011 vient de publier quelques vidéos des intervenants. Au delà de la sélection très partiale (;-) ) proposée ci-dessus, vous pouvez les regarder sur leur chaine YouTube.

    Pour regarder l’expérience des billes rouges de Deming, c’est ici !

  • The Money Myth

    Regardez cette intervention de Jim Bendel lors de TEDxTransmedia et posez également la question autour de vous : d’ou viens l’argent ?

    Cette illustration trouvée dans Manière de Voir pourra vous aider :

    Vous pouvez également regarder le film de Paul Grignon : L’argent dette.

  • D’où viennent les bonnes idées

    Une belle histoire pour motiver encore d’avantage l’existence de réseaux d’espace de coworking !

  • Dennis Ritchie

     

    Extrait d’un message qu’un ami m’a envoyé cette semaine :

    Le plus grand esprit de l’informatique est mort mais personne n’en a parlé, parce que le plus grand illusionniste de l’informatique lui a pris la vedette…

    Dennis Ritchie nous a quitté…

     

     

     

  • Pourquoi choisir une politique qui ne bénéficie qu’à 1% de la population ?

    Les enfants ont toujours de très bonnes questions. Une des dernières qui m’ait demandée pas mal d’efforts pour trouver une réponse acceptable est en relation avec le mouvement des 99%. Je vous la livre ici et espère vos réflexions pour y apporter une meilleure réponse : «si une  politique ne bénéficie qu’à 1% de la population, pourquoi plus de 50% de la population d’un pays votent pour un représentant qui appliquera cette politique ?».

    Imbéciles

    Comme il s’agit de mes enfants et que le respect des autres me semblent être une valeur importante à transmettre, se contenter de dire qu’il s’agit d’imbéciles ne fait pas partie des réponses acceptables.

    Complot

    Dire qu’ils sont manipulés par les médias, par des discours habiles jouant sur leurs peurs ou leur ignorance de certains aspects du fonctionnement de l’économie, de la finance etc… est une réponse également facile… mais qui appelle immédiatement un pourquoi : «Pourquoi leurs adversaires ne le disent pas ?» (ou plutôt pourquoi toi tu ne le dis pas ? Et oui ce sont mes enfants et les arguments faciles ne le restent pas très longtemps…)

    Mode de scrutin

    L’argument du mode de scrutin a été je le crois mon préféré. Même si la durée de la réponse fait que je ne suis pas sur qu’ils m’aient vraiment suivi jusqu’au bout ou si ils ont préférés abandonner là le questionnement 😉 . L’argument du mode de scrutin se décompose comme suit. Au premier tour de l’élection, moins de 20% des votants choisissent les candidats arrivants en tête et étant sélectionnés pour le deuxième tour, la proportion de personnes à convaincre qu’ils auraient quelques choses à perdre ou à gagner en choisissant un candidat qui appliquera pourtant une politique principalement bénéfique au 1% est donc bien moins grande que plus de 49%. Au deuxième tour, n’importe quelle question posée demandant à un grand nombre de personne de choisir entre 2 options amènera une réponse à 50/50 (ou presque… c’est le presque qui fait le roi). C’est à cause de cela que nous pouvons collectivement choisir un représentant qui agira pour quelques aspects conformément à nos valeurs (et à nos intérêts) et pour de nombreux autres à l’opposé.

    Condorcet

    Et c’est à cause de cela que Condorcet a mis au point un mode de scrutin permettant de représenter le meilleur choix d’un groupe parmi une liste d’options (pour en savoir plus l’article de Wikipedia est une bonne source : Nicolas de Condorcet – Théoricien de systèmes de vote).

    Je crois qu’il serait temps de retenir ce mode de scrutin pour choisir nos représentants à la Présidence, à l’assemblée, dans les instances territoriales.

    Qu’en pensez-vous ?

  • 99%

    Le mouvement d’indignation contre le status quo d’une situation injuste qui profite à 1% de la population mondiale grandi et se coordonne grace à Internet. Au point que cette coordination inquiète et fait craindre à certains un automne à l’image du « printemps arabe ».

    La prochaine étape est une manifestation mondiale pour le 15 octobre dont je reproduis l’appel ici :

    Le 15 octobre – Tous ensemble pour un changement mondial

    Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente.

    Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.

    Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.

    Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.

    Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à l’obtenir.

    Il est temps de nous unir. Il est temps pour eux de nous écouter.

    Peuples du monde, mobilisez-vous le 15 Octobre!

  • Stratégie vs Mise en oeuvre

    Je reçois périodiquement la lettre d’information de McKinsey. Le titre de l’édition du mois d’octobre m’a permis de comprendre l’écart de vision qu’il pouvait exister avec ce que je propose. Cette lettre est titrée :

    Stratégie pour une époque incertaine

    ou Strategy for uncertain times en version originale. Pourquoi un écart ? Car je me demande si une période incertaine devrait conduire à changer de stratégie ou si au contraire une période incertaine ne devrait pas encourager à maintenir le cap et à se focaliser sur la qualité de l’exécution de cette stratégie.

    L’écart est donc là. Plutôt que de consacrer des ressources importantes à une planification stratégique [prévue pour se dérouler dans un monde que l’on ne connait pas et qui donc sera très probablement différent de nos prévisions], il me semble bien plus essentiel de se consacrer à améliorer la qualité de la mise en oeuvre de la stratégie.

    Savoir ce qu’il faut faire est important, savoir comment le faire fera la différence

    Ce qui me surprend, c’est la somme d’efforts considérables mis par les organisations pour revoir leur stratégie… Et le peu d’effort consacré à améliorer continuellement la mise en oeuvre de cette stratégie. Et parfois même, l’abandon de certaines stratégies aux profits d’autres alors même que les précédentes n’avaient pas été correctement mises en oeuvre.

    La mission d’Ayeba est d’améliorer durablement la performance des organisations dans leur fonctionnement quotidien. Bien sur, nous allons nous intéresser à la motivation de ces organisations, au pourquoi, puis nous allons regarder, avec elles, ce qu’elles font et comment elles le font, de façon à améliorer avec elles le flux de valeur vers leurs clients.

    D’ici à ce que je me pose des questions sur ma tagline affichée sur ce blog… Il n’y a qu’un pas 😉

     

    La photographie est de Daniel Tiriba