Tag: management

  • Chief Agility Officer

    Chief Agility Officer

    Des entreprises Agiles ?

    Salesforce.com a été fondée en 1999. Elle est introduite en bourse en 2004 et lève plus de 100 millions de dollars. Ce premier épisode peut être considéré comme un très beau parcours. En 2007, Salesforce.com est positionnée comme «leader» sur le quadrant magique de Gartner de son domaine et toujours en 3ème position du classement Forbes des entreprises en forte croissance. Toujours un succès donc…
    Reprenons le film de ces 8 premières années vu de l’intérieur. Il y avait initialement 3 personnes à la R&D et 4 versions majeures par an. 7 ans plus tard, plus de 200 personnes à la R&D, plus qu’une seule version majeure par an, et le nombre de fonctionnalités délivrées par équipe décroit. Les principales causes sont un manque de visibilité par tous les acteurs à toutes les étapes du processus, des feedbacks tardifs à la fin du cycle de livraison. Le cycle de version est de plus en plus long et imprévisible. La productivité par équipe décroit au fur et à mesure que les équipes grandissent.
    La situation en cette fin d’année 2006 est critique. La décision est prise de mener une transformation radicale vers l’agilité. Cette transformation se fera sur les premiers mois de 2007 et conduira à un renversement complet de la tendance avec 60 fonctionnalités critiques délivrées dans le 9 premiers mois de l’année.
    L’organisation et les méthodes mises en oeuvre prennent racines dans les valeurs et principes des méthodes agiles.
    Ce que l’on retire de l’histoire de Salesforce.com, c’est que même avec une idée excellente sur un très bon marché, le destin d’une startup, innovante et rapide au départ, peut l’amener à devenir une organisation sclérosée, incapable d’innover et de délivrer à court terme.
    Spotify est une autre illustration de l’apport de l’agilité à la croissance d’une entreprise. Spotify a doublé son nombre de clients en passant de 3 millions à 6 millions au cours des 12 derniers mois. Ils ont également doublé le nombre d’utilisateurs de leur service en passant de 15 millions à 30 millions sur la même période. Avec une équipe actuelle de 300 développeurs, ils peuvent continuer de faire grandir leur base de client et relever de nouveaux challenges, comme : «doubler le nombre de fonctionnalités offertes aux utilisateurs cette année».
    L’étude du BCG «transactions en confiance» a montré que plus de 60% des coûts ajoutés par les entreprises et leurs clients sont des coûts de transaction… des coûts qui disparaitraient si l’on travaillait seul… ou qui sont considérablement réduits lorsque l’on s’attache à revoir les modèles d’organisation produisant ces coûts. Cela peut-être une première base pour évaluer les bénéfices de la mise en oeuvre de l’agilité, en se donnant comme objectif de réduire ces gaspillages qui représentent 6 personnes sur 10 dans les organisations classiques.
    Mais le bénéfice induit par un mode d’organisation permettant l’expression des talents de l’entreprise est bien plus important en terme de fidélité, de réactivité, de créativité et d’innovation. Les entreprises de ce type étant tellement plus performantes (x100) que leurs concurrentes sur le long terme (comme NovoNordisk comparée à Lilly ou Pfizer, Canon comparée à Xerox ou Kodak).

    eNovance

    eNovance est positionnée sur un marché en pleine mutation. Tous les voyants sont au vert pour que l’entreprise devienne un leader international, en conservant sa capacité à délivrer rapidement ainsi que sa capacité à pivoter en anticipant les évolutions du marché.
    eNovance dispose aujourd’hui d’atouts considérables pour réussir dans cette voie. Les premiers d’entre eux sont la maîtrise et l’autonomie des personnes présentes. L’autre atout est l’existence d’un but plus élevée que l’entreprise elle-même : le logiciel libre (vous reconnaitrez ici les Autonomy, Mastery, Purpose proposé par Daniel Pink dans Drive ou dans son TED talk)
    Ces 3 éléments combinés entre eux constituent un formidable moteur de motivation pour les personnes.

    Agile

    Introduire l’agilité à tous les niveaux de l’organisation permettra de construire une entreprise en capacité de répondre rapidement au changement, de s’adapter en continu, de délivrer rapidement de la valeur à ses clients.
    En étant Agile, eNovance sera en capacité de proposer à ses clients des produits et des services agiles, et les accompagner dans leur transformation d’organisation.
    C’est pour créer et nourrir cette culture de l’agilité dans toute l’organisation que j’ai rejoins eNovance en tant que :

    Chief Agility Officer

    Un agiliste positionné au “C-Level” d’une entreprise ?

    Ce n’est qu’appliquer une des recommandations qu’a émise l’un des signataires du manifeste agile, Jim Highsmith : “Where an organisation has a strategic goal of business agility, such as Google, then Agile practices need to become part of the organisational DNA.  He [Jim Highsmith] recommends the creation of a senior role of “Chief Agility Officer” tasked with creating and nurturing an Agile culture that pervades the whole organization. “ from the article of  Shane Hastie . Jim Highsmith is one of the original writer of the Agile Manifesto.)

    Le Chief Agility Officer agit avec chaque personne pour développer une organisation favorisant l’autonomie, la responsabilité, la collaboration, l’amélioration continue et le développement des talents.

    Et ainsi avec des eNovancers heureux, construire le Netflix ou le Spotify du Cloud 🙂

     

     

     

    La photographie d’illustration est de violetagk

  • Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises

    Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises

    LiberteCieLe titre de cet article reprend le sous-titre du livre d’Isaac Getz et de Brian M. Carney, Liberté & Cie. Ce livre explore les modes de fonctionnement d’une quinzaine d’entreprises “libérées” (comme Harley-Davidson, WL Gore ou FAVI).
    Qu’est-ce qu’une entreprise libérée ?
    Une entreprise ou on ne dit pas aux salariés “comment” faire le travail, mais une entreprise ou ils savent “pourquoi” ils le font et dans laquelle ils ont toute la liberté, les informations, les ressources nécessaires pour exercer leurs talents pour servir leur client.
    Le livre est structuré en chapitre couvrant les objections classiques que Douglas McGregor avait synthétisées dès les années 50 dans sa Théorie X et Théorie Y.
    Il permet (ou devrait permettre) à ceux qui sont exaspérés par la lenteur de la hiérarchie bureaucratique de leur entreprise d’initier une transformation radicale.
    Les exemples présentés montrent tous des entreprises ou le dirigeant est la personne qui a initiée cette transformation, sous-entendant par la même que la mise en place d’une organisation n’ayant pas besoin de hiérarchie ne pourrait se faire que par celui qui détient les clés de la plus haute place de la hiérarchie. Avez-vous d’autres exemples ou cela ne serait pas le cas ?
    J’avais un peu oublié ce livre, et c’est un collègue qui me la rappelé en me disant qu’il passait son temps à l’offrir autour de lui, espérant ainsi en diffusant les exemples de ceux qui ont réussis, susciter de nouvelles vocations. J’ai donc choisi de suivre son exemple et en est offert quelques exemplaires dans une entreprise que je crois prête pour cette transformation. Je vous raconterais, je l’espère bientôt, l’effet positif produit…

    Et en bonus, un extrait du documentaire consacré à FAVI :

    Pour regarder le documentaire en intégralité : http://www.filmsdocumentaires.com/films/836-favi

  • Donald Reinertsen est dans le flux

    Donald Reinertsen est l’auteur d’un ouvrage difficile d’accès, The Principles of Product Development Flow.

    Pour en savoir plus sur les travaux de cet auteur, je vous propose de regarder une des conférences qu’il a donné lors de Lean Kanban Central Europe en 2012. Ou de lire l’article publié sur MOM21 (Mouvement pour l’organisation et le management du 21ème siècle) : Retrouvez de la souplesse en management.

    Alexis Nicolas, le traducteur de l’ouvrage de David Anderson sur le Kanban, organise une formation de 2 jours avec Donald Reinertsen pour apprendre à appliquer les principes des flux. Je dispose d’une réduction pour participer à cette formation. Faites moi signe et je vous communique le code qui vous permettra de vous inscrire avec 13%38% de réduction.

  • En retard au daily scrum

    En retard au daily scrum

    paper-boat

    Lors du ScrumBoat qui s’est déroulé le 26 juin 2013 à Paris, un ami m’a présenté 2 nouvelles recrues de sa société, 2 nouveaux “coach agile”. La conversation voguait sur quelques partages d’expériences assez classiques et arriva sur un sujet d’intérêt commun à ces 2 coachs :

    Comment faire lorsque les personnes sont en retard au Daily Scrum ?

    Le Daily Scrum est cette réunion quotidienne, ou mêlée quotidienne, d’une durée de 15 minutes maximum ou l’équipe, se tenant debout, partage de l’information sur ce qui a été fait la veille, sur ce qu’il est prévu de faire aujourd’hui et sur les obstacles identifiés ralentissant ou empêchant la progression de l’équipe. L’objectif de cette réunion au delà de la synchronisation, est d’avoir une boucle très courte permettant l’adaptation.

    Aussi, mon premier réflexe lorsque la question du retard de personnes au daily scrum a été évoquée a été de demander pourquoi ils arrivaient en retard. Les réponses ne se sont pas fait attendre :

    • Elle : le daily est à 10h20, donc même avec plus d’une heure de transport, il n’y a pas de raison d’être en retard…
    • Moi : Oui je comprends, mais je me demande pourquoi ?
    • Lui : Il ne faut pas rentrer la dedans et demander pourquoi.

    Ils ont ensuite évoqué les solutions qu’ils avaient mis en oeuvre.

    Amende

    Elle a choisi de mettre en place une amende pour sanctionner le retard : 1€ par minute de retard. Cette somme était au départ mise dans une cagnotte permettant à l’équipe de partager un verre en fin de semaine. Ce dispositif n’a pas fonctionné, en effet, en donnant un prix au retard, certains “achetaient” simplement leurs retards. Elle a donc adapté le dispositif pour ajouter à la sanction pécuniaire, une sanction complémentaire en disant la cagnotte ne profitera plus à l’équipe mais sera donnée à une autre équipe… que l’équipe n’apprécie pas.

    Honte

    Lui a choisi de punir les retardataires en faisant imprimer sur un tee-shirt rose fluo “kick me, I was late at the daily”. Les retardataires doivent porter ce tee-shirt toute la journée lorsqu’ils sont en retard.

    Moi : C’est intéressant…

    J’avoue ne pas avoir trouvé les mots pour tenter d’expliquer qu’ils me semblaient faire fausse route. Que si ils semblaient avoir mis en oeuvre les pratiques agiles comme la réunion quotidienne, les valeurs et les principes agile étaient absents.

    thinking-system-performance

    Cela confirme bien sur que la modification du “système” par l’introduction de nouvelles pratiques, n’a pas nécessairement d’impact sur le mode de pensée qui avait créé le système au départ. Et que sans modification du mode de pensée, le système dériverait vers un système proche de celui initialement à l’oeuvre.

    La performance est directement lié au système mis en oeuvre. Agir sur le système sans agir sur le mode de pensée qui l’a créé n’aura pas d’impact durable sur la performance du système.

    Et vous, qu’est-ce que vous inspire cette histoire ?

     

    La photographie de bateaux en papier est de Marja Flick-Buijs

  • Changer le monde ?

    Changer le monde ?

    how-to-change-the-worldJ’avais cet ouvrage dans ma liste de lecture depuis assez longtemps, mais…
    Bref, j’ai profité qu’il soit disponible sur le stand des goodies de DARE13 (j’en profite que l’idée du stand commun pour tous les goodies de la conférence, ou chaque participant peut venir choisir les goodies qu’il ramènera chez lui est une excellente idée !).

    Cet ouvrage est rapide et facile à lire. Il pointe vers de nombreux ouvrages plus complet, complexe et surement moins facilement actionnable.

    Jurgen Appelo propose ici sa méthode Mojito appliquée à la conduite du changement :

    • Danser avec le système
    • Prêter attention aux personnes
    • Stimuler le réseau
    • Changer l’environnement

    L’ouvrage est disponible ici en plusieurs langues (dont le français) : http://www.management30.com/product/how-to-change-the-world/

    A lire et à recommander autour de vous !

  • Radical Management

    Radical Management

    radical-managementRadical Management… ou plutôt The Leader’s Guide to Radical Management: Reinventing the Workplace for the 21st Century est le dernier ouvrage de Stephen Denning.

    Ce livre propose 7 principes permettant de réinventer le management. Steve Denning utilise des exemples rééls d’entreprises pour illustrer les principes et décrire les pratiques associées.

    Curieux de connaitre les principes ?

    • Principe n°1 : Enchanter les clients
    • Principe n°2 : Equipes auto-organisées
    • Principe n°3 : Itérations axées sur le client
    • Principe n°4 : Offrir de la valeur aux clients à chaque itérations
    • Principe n°5 : Transparence radicale
    • Principe n°6 : Créer les conditions de l’amélioration continue
    • Principe n°7 : Communiquer au travers de conversations

    Les pratiques associées à ses principes étant illustrées par des situations réelles, il est assez facile de projeter comment on pourrait l’appliquer dans sa situation.

    Les praticiens des méthodes agiles, du lean, de l’approche Toyota y retrouveront bien sur beaucoup de choses. Ils pourront enrichir leurs connaissances par une façon de présenter les choses peut-être plus adapté aux approches des managers classiques.

    Les managers classiques y trouveront un éclairage sur ce qu’ils doivent faire pour transformer leurs organisations… En s’incluant dans la transformation.

     

    A lire également : Stoos Connect (prochaine édition le 4 octobre 2013)

  • Freedom from Command and Control

    Freedom from Command and Control

    Freedom from Command & Control: Rethinking Management for Lean Service est donc le 5ème livre de la sélection du blog. Cet ouvrage de John Seddon, fondateur de Vanguard est présenté comme l’application du système Toyota dans les services.

    Cet ouvrage présente une approche du Systems Thinking dans les services. En partant des enseignements de Deming, et des travaux de Ohno chez Toyota. John Seddon explique comment transposer cette façon de penser aux services, en l’illustrant avec de nombreux exemples.

    Le chapitre 8 (est-ce que cela tient l’eau ?) présente les différentes “modes” qui ont été employé comme “solutions” aux problèmes des organisations : ISO9000, Excellence opérationnelle, Balanced Scorecard, Knoloedge management, 6 sigma… et bien sur l’utilisation de l’informatique…

    Le chapitre 9 présente les outils labellisé “Lean” et leur application dans l’industrie : 5S, Value Stream Mapping (VSM),  Takt Time, Poka Yoke… Et bien sur une façon d’appliquer la façon de penser ayant conduit à la création de ces outils aux services.

    A lire donc pour changer votre façon de penser le management des organisations, votre façon de penser le travail…

    Je vous recommande aussi de regarder la vidéo de l’intervention de John Seddon lors de Lean Kanban Europe : It’s the system stupid!

    Les précédents livres sont icihttps://blog-alexis.monville.com/category/livre/

  • Hors de la Crise

    Hors de la Crise

    Hors de la Crise, est un livre de William Edwards Deming dont la première édition date de 1982 (la troisième édition date de 2002). Ce livre regroupe les connaissances enseignées par Deming lors des séminaires de 4 jours qu’il a donné devant plus de 100 000 personnes entre 1981 et 1993 (année de sa mort).

    En faisant reposer le management sur des bases scientifiques et non sur des idées fausses, l’enseignement de Deming permet une amélioration très importantes du fonctionnement des entreprises.

    C’est en transmettant, à l’aube des années 50, au Japon, l’enseignement de Shewhart, que Deming déclenchera le renouveau de l’industrie Japonaise. Jusque dans les années 80, il restera inconnu dans son propre pays, ou le succès d’une emission de télévision parlant des succès de l’industrie Japonnaise, le fera connaitre dans son pays.

    C’est avec beaucoup de plaisir que j’organise régulièrement, l’expérience des billes rouges (The Red Bead Experiment), expérience créée par Deming pour montrer les 7 maladies mortelles des organisations et les 14 points pour la transformation du management d’une organisation.

    Troisième livre de la série d’auto-formation de l’année 2012, après Le But – Un processus de progrès permanent, un livre de Eliyahu Goldratt et Great by Choice de Jim Collins.

  • Le But

    Le But

    Le But – Un processus de progrès permanent, est un livre de Eliyahu Goldratt dont la première version est parue en 1984. C’est donc, après Great by Choice de Jim Collins, le deuxième livre que je propose dans la série d’auto-formation de cette année. En 1984, on ne parlait pas encore de Lean, puisque la dénomination date de 1990. Le But est pourtant toujours d’actualité… Et pas seulement parce que l’ouvrage est régulièrement révisé, mais parce que les problèmes que rencontre les organisations issues de nos croyances sont toujours similaires.

    Le But est présenté sous forme de roman et permet de découvrir la théorie des contraintes développée par l’auteur. Cette approche permet de se projeter dans un processus de changement de son organisation en commençant par s’interroger sur ce qui doit changer, vers quoi et comment le mettre en oeuvre.

    L’action se déroule dans une usine ce qui permet de comprendre plus facilement les notions de stocks et de flux de valeur que l’on pourra transposer à d’autres activités.

  • 100 MPG at Wikispeed

    100 MPG at Wikispeed

    100 MPG (100 Miles per Gallon) cela fait environ 2,35 litre pour 100 km… Ce qui nous fait une consommation très raisonnable pour une automobile. Lors de son intervention lors du TEDxRainer, Joe Justice explique comment l’équipe de Wikispeed a construit une voiture en 3 mois avec une équipe distribuée.

    Les recommandations de Joe Justice ?

    Repensez votre entreprise en analysant votre flux de valeur et en mettant en oeuvre une amélioration des processus en utilisant le lean, les méthodes agiles… Profitez de chaque opportunité d’amélioration pour améliorer vos compétences et vos processus.

    Joe Justice encourage aussi a consacrer 2 heures par semaine à utiliser vos compétences pour faire quelque chose d’utile pour la société, pour résoudre un problème… Et si toutes ces forces sont réunies, nous pouvons changer le monde !

  • Great by Choice

    Great by Choice

    Lire est une bonne façon de découvrir de nouvelles approches, de comprendre les clés qui font les organisations qui fonctionnent mieux et qui durent. C’est en lisant le dernier ouvrage de Jim Collins, Great by Choice que je me suis dit qu’il serait utile de partager ces lectures et d’encourager ainsi à un peu d’auto-formation.

    C’est ce que je vais proposer ici chaque mois. Un livre qu’il me semble utile de lire pour…

    Le livre de ce mois, Great by Choice, est utile pour comprendre et mettre en pratique d’autres approches de management. Il démontre par l’étude de centaines de cas comment ces approches sont particulièrement utile dans les périodes d’incertitudes.
    Les recommandations qui en découlent : fanatic discipline, empirical creativity, productive paranoïa et level 5 ambition rappelleront bien sur beaucoup de choses aux adeptes du Toyota Way et du lean.

    Cet ouvrage est un complément de l’ouvrage précédent que j’avais évoqué, De la performance à l’excellence : Devenir une entreprise leader, dans cet article : Management et Outils Informatiques au service de la Performance Durable.

  • Stratégie vs Mise en oeuvre

    Je reçois périodiquement la lettre d’information de McKinsey. Le titre de l’édition du mois d’octobre m’a permis de comprendre l’écart de vision qu’il pouvait exister avec ce que je propose. Cette lettre est titrée :

    Stratégie pour une époque incertaine

    ou Strategy for uncertain times en version originale. Pourquoi un écart ? Car je me demande si une période incertaine devrait conduire à changer de stratégie ou si au contraire une période incertaine ne devrait pas encourager à maintenir le cap et à se focaliser sur la qualité de l’exécution de cette stratégie.

    L’écart est donc là. Plutôt que de consacrer des ressources importantes à une planification stratégique [prévue pour se dérouler dans un monde que l’on ne connait pas et qui donc sera très probablement différent de nos prévisions], il me semble bien plus essentiel de se consacrer à améliorer la qualité de la mise en oeuvre de la stratégie.

    Savoir ce qu’il faut faire est important, savoir comment le faire fera la différence

    Ce qui me surprend, c’est la somme d’efforts considérables mis par les organisations pour revoir leur stratégie… Et le peu d’effort consacré à améliorer continuellement la mise en oeuvre de cette stratégie. Et parfois même, l’abandon de certaines stratégies aux profits d’autres alors même que les précédentes n’avaient pas été correctement mises en oeuvre.

    La mission d’Ayeba est d’améliorer durablement la performance des organisations dans leur fonctionnement quotidien. Bien sur, nous allons nous intéresser à la motivation de ces organisations, au pourquoi, puis nous allons regarder, avec elles, ce qu’elles font et comment elles le font, de façon à améliorer avec elles le flux de valeur vers leurs clients.

    D’ici à ce que je me pose des questions sur ma tagline affichée sur ce blog… Il n’y a qu’un pas 😉

     

    La photographie est de Daniel Tiriba