Ce ne sont que des histoires ! De toutes petites histoires, qui pourtant vont permettre de faire de grandes choses ! Je parle de « User Stories », et je ne suis pas le seul Ă m’interroger (depuis un certain temps dĂ©jĂ ) sur la traduction adĂ©quate de ces histoires d’utilisateurs [ Comment traduire User Story en français ? et Des histoires d’utilisateurs].
ScĂ©nario idĂ©al (qui se renouvelle en ce moment pour mon plus grand plaisir !) : Un client appelle ayeba, il veut sortir un nouveau site Internet dans 5 mois, il commence Ă avoir une bonne idĂ©e de ce qu’il veut, il a eu le « go » pour le budget avec un peu de retard, le cahier des charges n’est pas encore commencĂ©… Et… Cela commence a ĂȘtre un peu serrĂ© en terme de dĂ©lai pour pouvoir profiter du prochain Ă©vĂšnement idĂ©al pour le lancement du site…
AprĂšs analyse, c’est tout Ă fait faisable en mĂ©thode classique (waterfall) : 1 mois pour le cahier des charges, quelques propositions de prestataires, sĂ©lection, un peu de temps de validation interne, 1 mois pour faire des spĂ©cifications, un peu de temps de validation, on attaque le dĂ©veloppement, rĂ©ception du dĂ©veloppement, mise en production… et GO, c’est lancĂ© ! Si tout se passe bien alors cela devrait marcher… Humm… MĂȘme mon client, me fait remarquer que le dernier mois… eh bien… il faudra gĂ©rer la crise…
En regardant de plus prĂšs, les personnes qui me prĂ©sentent le projet lors de la rĂ©union de lancement ne me parlent pas exactement du mĂȘme projet… Ils n’emploient pas les mĂȘmes mots, n’ont pas exactement les mĂȘmes rĂ©fĂ©rences sur Internet… La rĂ©daction d’un cahier des charges avec une approche classique risque fortement de conduire Ă des dĂ©ceptions de certains des acteurs du projet (avant mĂȘme d’avoir commencĂ©) et peut-ĂȘtre mĂȘme de tous lorsque le dĂ©veloppement sera engagĂ©, ou terminĂ©, et qu’ils ne pourront plus modifier leur demande initiale…
L’approche « user story » : « en tant qu’utilisateur, je veux ⊠ainsi j’obtiens… » va permettre de faire converger l’Ă©quipe client vers le mĂȘme projet, de tirer partie de toutes les idĂ©es… Et bien sur d’obtenir des propositions des prestataires plus ajustĂ©es au besoin rĂ©el. Chaque histoire, indĂ©pendante des autres, peut-ĂȘtre priorisĂ©e en fonction du bĂ©nĂ©fice que l’utilisateur va en tirer et ainsi dĂ©terminer plus facilement un plan de sortie gĂ©nĂ©ral des prochaines livraisons du site, avec en premier ce qu’il faut, puis ce qu’il faudrait, puis ce que l’on pourrait avoir… et Ă©vitant de passer du temps sur ce qu’il n’est pas nĂ©cessaire d’avoir cette fois.
La suite ? Je vous la raconte bientĂŽt !
En attendant je vous recommande la lecture de : User Stories Applied et/ou Agile Estimating and Planning de Mike Cohn pour dĂ©buter dans l’utilisation de petites histoires qui vous feront rĂ©ussir Ă avoir un bon produit.


Publié sur ayeba.fr : http://ayeba.fr/2009/08/16/user-story-stories-quelles-histoires/