Author: Alexis

  • Un jour une œuvre

    Un jour une œuvre est né de la volonté de répondre à une question : « Comment faire bénéficier à tous de notre héritage culturel ? ». Pour dépasser cette formulation on pourrait enrichir cette question par quelques autres : « Comment permettre d’entrer dans une dynamique de construction ? Comment apprendre à dépasser les apparences, à utiliser l’éclairage du passé.

    Quelle est votre utilisation actuelle de notre patrimoine commun ? Quelle est votre fréquence de visite des lieux d’expositions, musées, galeries, marchés… ? Quelles sont les informations disponibles sur Internet qui permettent de découvrir des œuvres, préparer des visites ? Quelles sont les informations autour des œuvres qui aident à leur lecture, les mettent en contexte, en permettent une appropriation pour les néophytes ?

    Les cloisons – entre les créateurs, les conservateurs, les chercheurs, les commerçants, les publics – bien qu’invisibles existent et empêchent une diffusion des savoirs, première étape nécessaire à une future co-création ?

    En partant de ces constats d’amateur, qui demandent l’éclairage de professionnels, j’ai décidé de présenter une œuvre d’art chaque jour, associée à quelques liens permettant d’aller plus loin dans la découverte.

    Un wiki est associé au site Internet principal, permet de dépasser les premiers commentaires en se dirigeant vers la création de fiches, à la façon de celles qu’Ivan Sigg a préparées pour les œuvres de Hopper, Léger et Koons. Ces fiches encourageant à l’attention véritable en répondant à une première question : « Que voit-on ? ».

    Les œuvres présentées peuvent tout autant être des trésors du passé, que des créations actuelles d’artistes plus ou moins célèbres. Le choix est guidé par mes découvertes personnelles et par les propositions qui me sont faites par les visiteurs du site. Les œuvres sont principalement des peintures, des sculptures et des photographies, et si les propositions de créations musicales, de poésies, de bandes dessinées et de romans me laissent perplexes quand à la façon de les présenter, je compte bien trouver le moyen de le faire dans le futur.

    Les premiers résultats après cinq mois sont encourageants. Les commentaires sont plus ou moins élaborés, mais malheureusement, la majorité d’entre eux sont envoyés par messagerie électronique et non publiés sur le site.

    Les personnes m’indiquant avoir fait du site leur page d’accueil ou s’être abonné au flux rss ou à la réception par messagerie électronique sont de plus en plus nombreuses et m’incitent à poursuivre. Celles qui ont envoyées un petit message à tous leur carnet d’adresse pour leur parler du site sont plus rares… mais très appréciées 😉

    Premiers signes encourageants pour cette initiative visant à faire entrer plus de personnes dans une dynamique de création et de partage, visant à orienter la curiosité vers la construction.

    Comment pouvez-vous contribuer ?

    En proposant vos commentaires sur une œuvre publiée, en proposant une œuvre à la publication, en proposant vos idées pour développer le projet, en initiant ou complétant une fiche, en animant une semaine consacrée à une thématique qui vous tient à cœur… et probablement de nombreuses autres choses que je n’ai pas imaginées !

    La photo de La Mort d’Adonis (que j’ai réduite) a été prise par Mak Thorpe en 1999 (Creative Commons Attribution ShareAlike 2.5).

  • Dr House

    Préférant consacrer mon temps à d’autres choses, je ne regarde pas la télévision. J’ai pourtant découvert, presque par hasard, la série télévisée Dr House. Je ne suis probablement pas le meilleur critique de série télévision sur la planète et ce n’est pas ce que vous êtes venu chercher ici.

    Cette série télévisée m’a surpris. Je m’attendais à la classique utilisation de nos émotions primaires face à des drames qui se terminent ou se déroulent aux urgences de l’hôpital… et… ce n’est pas seulement cela… Le Docteur House fait des diagnostics, il découvre de quoi sont atteint des malades alors que les autres médecins n’ont pas trouvé. Il est évidement le meilleur du monde dans cet exercice… Comment fait-il ?

    Quelques messages sur la nécessité de coopération entre des personnes différentes pour réussir à résoudre des problèmes se sont glissé dans le scénario ! En effet, il réussi grâce à une équipe ou plutôt avec une équipe qu’il a réuni autour de lui ! Cela me rappelle parfois certaines réunions…

  • La collaboration à l’impératif !

    J’ai participé ce 9 octobre à une matinée d’échanges organisée par Forrester : « Collaboration : Expanding Knowledge Work’s Frontier », une trentaine de personne réunies pour écouter échanger avec les spécialistes du Knowledge Management et de la Business Intelligence présenter leurs analyses (ce que je croyais en arrivant est barré).

    L’introduction de Laura Koetzle évoquait l’impératif de collaboration qui s’imposait aux organisations, d’une part, parce que c’est ce que vivaient les « clients » sur le web et d’autres part, parce que les futurs employés de ces organisations seraient rompus aux techniques de collaboration du web et ne comprendraient pas que cela ne puisse exister.

    Du web 2.0 dans l’entreprise ?

    C’est ce que présentait Tim Walters en proposant de dépasser la gestion de contenu pour aller vers de la gestion de contenu, de communauté et d’expérience utilisateur (en anglais, cela fait WCM to WCCCM… ce qui est plus drôle). Deux axes à la présentation donc, accepter l’intégration avec des communautés internes et externes, et améliorer l’expérience utilisateur (cette traduction mot à mot de l’anglais ne me plait pas… auriez-vous autre chose ?) en allant vers plus de personnalisation, de recommandation… Les questions des attentes croissantes des utilisateurs du SI et leur utilisation pour leur métier d’outils disponibles “dans le nuage” comme facebook, twitter… ont été abordées. Plutôt réjouissant de constater que les pratiques du web 2.0 commencent à diffuser dans les organisations de toutes tailles et toutes natures !

    Marier les informations structurées et non structurées !

    La seconde partie étaient consacrée à la Business Intelligence. Enfin c’est ce que je nommais comme cela, avant que les intervenants de cette présentation, Matthew Brown et Boris Evelson, n’expliquent qu’il fallait plutôt parler d’Information Intelligence lorsque l’on souhaitait exploiter la richesse des informations structurées ainsi que celles non structurées d’une organisation. Une amélioration que j’avais intégré à l’informatique décisionnelle sans l’expliquer, ce qui m’avait mis dans l’embarras face à un spécialiste de l’informatique décisionnelle qui me refusait de faire une introduction sur ce que cela apportait à la performance des organisations, arguant du fait que la BI était un sujet ancien et connu… Un sujet très certainement à enrichir des pratiques de collaboration issues du web !

  • Il faut le savoir !

    Emilie Ogez animait (au passé) l’excellent blog Savoirs en réseau.

    A partir du lundi 6 octobre, vous pouvez la retrouver, toujours aussi productive et pertinente, sur son nouveau blog : emilieogez.com

    J’espère qu’elle va nous faire une retour sur l’opération Migration Day 2008 !

  • Carrefour des possibles

    La 52ème édition du Carrefour des possibles était organisée par la FING en clôture de la première journée des entretiens du nouveau monde industriel. La FING qui dans son introduction a présentée l’enquête qu’elle réalise dans le cadre du programme identités actives : révélez votre profil 2.0.

    3 coups de projecteur suivaient cette introduction :

    Et enfin arrivaient les 10 usages innovants :

    • Commonbox organiser un pot commun (pot de départ, cadeaux, sorties, achat en commun…) société créée en 2007 à la recherche de partenaires.
    • Voisineo gèrer des communautés de quartier : géo-localisation par affinité des voisins, des commerçants et des évènements, société créée en février 2008 à la recherche d’utilisateurs et de city managers.
    • la ruche mise en relation entre particulier et structure associatives, avec gestion des évènements locaux. Fonctionne à Rennes mais peut intéresser d’autres collectivités.
    • Eventfolio, le projet se présente comme pouvant réunifier l’identité numérique (je n’ai pas compris comment, ni pourquoi il était plus « user centric » que les autres sites « sociaux ») le projet envisage de créer, rassembler pour un évènement, les documents et les personnes ayant participés, permettant ainsi une gestion de contact contextualisée. Eventfolio serait géré par une fondation.
    • USICUP, projet présenté par l’atelier de création numérique de l’ENSCI, la volonté : diversité et valeur de la musique. Les morceaux de musique arrivent par sept sur le lecteur d’un internaute et se propagent en fonction de l’écoute en se multipliant par sept. Dois-je préciser que le design est superbe ?
    • Skaaz les interlocuteurs intelligents de virtuoz vous proposent de vous remplacer sur le chat lorsque vous n’êtes pas là (630000 inscrits !)
    • Les Claviers-papiers de clap-publishing permettent de simplifier l’accès aux technologies, en pointant les instructions imprimées à l’aide d’un stylo électronique. Recherche partenaires financiers, dans l’édition pour des livres interactifs, dans le domaine de l’aide au maintien des personnes à domicile.
    • Agenios est un service de construction d’agent intelligent tout simplement bluffant, renvoyant des résultats sous forme de flux intégrable dans netvibes, ou interrogeable via messagerie instantanée. Recherche des financements pour poursuivre le développement et des partenaires commerciaux.
    • Ligamen la cartographie des compétences, une très belle démonstration d’utilisation des arbres de connaissances. Recherche des partenariats avec des labos de développement, ou des labos dans le domaine de l’économie des connaissances. [Les Explorateurs pourraient essayer cela ?]
    • Handibot un robot peintre pour permettre aux personnes handicapées de s’exprimer par la peinture. Recherche des financements et du coaching pour mettre en place la société.
  • Drupal n’Go

    Drupal n'go
    Recommandé par des Influenceurs

    Les 4 et 5 octobre 2008, la communauté du logiciel Open Source « Drupal » concevra et réalisera pour l’association Aurore un site internet recensant les services offerts aux personnes en situation d’exclusion.

    Le premier week-end d’octobre, une équipe pluridisciplinaire constituée de plusieurs dizaines de professionnels du web (graphistes, designers, ergonomes, rédacteurs de contenu, programmeurs, etc.) se mettra au service de l’association Aurore.

    Cette équipe unie le temps d’un week-end pour une bonne cause et par l’usage d’un logiciel de gestion de contenu Open Source nommé Drupal, constituera vraisemblablement la meilleure web agency parisienne. Elle concevra pour l’association un portail d’informations pratiques et d’échanges destiné aux personnes victimes d’exclusion et aux travailleurs sociaux qui les accompagnent.

  • ExplorSchool

    Une quinzaine de personnes (sur place et en ligne) pour cette édition de l’ExplorSchool du 1er octobre.

    Petit échange sur l’ergonomie des wikis, potentiellement vu comme un frein aux contributions (idée de proposer un mode navigation et un mode sortie pdf ou papier complémentaire au mode édition ?), suivi de quelques échanges sur les solutions de carte conceptuelle (mindmap), le bien connu Freemind est le premier cité, puis les solutions en lignes :

    Marc Tirel a présenté grou.ps, un environnement de collaboration complet (réseau social, blog, wiki, partage de documents, calendrier…) personnalisable et gratuit. Présentation qui a donnée lieu à de nombreuses questions, échanges et à une envie de l’utiliser pour les explorateurs !

    Marc a ensuite présenté Moodle, une plateforme de gestion de formations à distance. Il a appuyé sa démonstration sur deux sites utilisant moodle : moostic.ch et ninehub.com. Cette solution est recommandée dans le cas de formation formelle ou les “apprenants” sont novices sur le domaine, dés qu’ils acquièrent plus d’expertises, leurs apprentissages nécessitent plus d’échanges et de co-construction nécessitant de passer à une autre plate-forme… comme grou.ps par exemple !

    Passionnant, compact, utile, vivement le prochain premier mercredi du mois !

  • L’usage de l’Internet dans le monde

    Une autre façon de voir le monde, la taille des extensions est relative à la population de chaque pays sauf pour l’Inde et la Chine réduite à 30%.

    Au départ j’avais imaginé que c’était le nombre d’utilisateurs d’Internet… avant de lire la légende sur le site de Byte Level Research.

  • ProspecTIC

    Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, présentait ce 22 septembre 2008, son ouvrage : ProspecTIC, nouvelles technologies, nouvelles pensées.

    L’ouvrage est destiné à permettre au plus grand nombre de comprendre se que veulent dire, ce que permettent, ce que permettront les technologies NBIC (nano, bio, info, cognition). Ces technologies qui sont déjà partout autour de nous vont permettre d’aller un peu plus loin que la mécanique ne l’avait fait, elle-même complètée ensuite par l’électronique.

    Ces technologies qui vont donc pouvoir tout faire, il faut les comprendre afin de pouvoir décider du monde que nous voulons.

    Le livre est organisé autour de 4 chapitres : neurosciences et sciences cognitives, informatique et réseaux, biologie et biotechnologies, nanosciences et nanotechnologies. Ces chapitres se lisent avec 4 clés : l’énergie (et les progrès nécessaires à réaliser), la complexité (pour faire simple mais pas simpliste), l’interdisciplinarité (afin de permettre le dialogue entre le citoyen, le politique, l’industriel et le chercheur) et la résolution des conflits d’intérêt (afin de permettre de dépasser le modèle du plus fort gagne).

    Le livre est associé à un blog auquel tout le mondre est invité à contribuer : http://prospectic.fing.org/

    Il donnera lieu à un évènement annuel, et dispose même d’une ile sur secondlife.

  • Les Solutions d’Informatique décisionnelle

    L’Adullact vient de publier sur son site un état de l’art des solutions d’informatique décisionnelle sous licence libre (de la Business Intelligence Open Source).

    Ce document très complet est téléchargeable sur la plate-forme de l’Adullact associé à d’autres ressources très utiles :

    http://magasin.adullact.org/modules/wfdownloads/viewcat.php?cid=54

  • ExplorCamp Paris 6

    Sixième édition d’un ExplorCamp à Paris, il se tenait rue Amelot dans les locaux de Port Parallèle, une coopérative d’emploi réunissant 60 salariés et une centaine d’entrepreneurs.

    Des mines réjouies, des échanges passionnants (parfois légèrement perturbés par le passage de la TechnoParade accueilli avec sourire !), de nombreuses découvertes… 

    J’ai pu approfondir l’intérêt des usages « web 2.0 » dans les dispositifs de formation, je n’ai pas encore résolu le paradoxe entre l’usage débridé du numérique et la protection des individus (éthique et identité), j’ai pu échangé autour d’une présentation en français du web sémantique.

    L’ExplorCamp est aussi un format accessible en format accessible à tous ou en intra entreprise, une approche performante pour découvrir le potentiel du numérique pour vous ou votre organisation !

  • Patriotisme économique

    Le patriotisme économique : une nouvelle politique industrielle pour le XXIe siècle ? 

    Pour éclairer la question posée pour cette nouvelle session des Rencontres économiques de l’IGPDE (18 septembre 2008), Martin Piétri, qui remplaçait au pied levé l’animateur habituel Didier Adès, citait une source anonyme (et énervée) du SGDN : « avec son patriotisme économique, Villepin nous a planté ! ». En essayant de déterminer les raisons de ce courroux, la réponse était que l’on pouvait bien mieux en faire sans le dire… Je reviendrais à la fin sur la réaction du dernier intervenant à ce propos.

     Les intervenants donc :

    • David Thesmar, professeur associé de finance et d’économie à HEC : « Quel patriotisme économique au XXIe siècle ? »
    • Grégoire Postel-Vinay, responsable du service prospective, direction générale des entreprises, ministère de l’économie de l’industrie et de l’emploi : « Quels niveaux d’interventions et quels outils pour la politique industrielle aujourd’hui? »
    • Denis Verret, Senior Vice President Strategic Business and International Relations – Strategy and Marketing Organisation, EADS : “Quelles réponses à la compétition mondiale pour les entreprises européennes : l’exemple EADS ?”

    David Thesmar, s’attachait tout d’abord à définir le patriotisme économique comme étant l’action d’empêcher les prises de contrôle d’entreprises françaises par des entreprises ou investisseurs étrangers. L’opinion étant plutôt favorable à ce genre d’interventionnisme, l’Etat se livre parfois (plutôt en fonction de la symbolique politique) à des prises de contrôle ou à des recompositions d’entreprises.

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