Author: Alexis

  • Open Innovation

    Open Innovation

    Ce 12 juin 2014, une annonce d’Elon Musk, le CEO de Tesla Motors, est venue secouer l’écosystème automobile.

    L’annonce titrée : All Our Patent Are Belong To You, déclarait que toute la technologie développée et brevetée par Tesla,  était à présent disponible pour qui voudrait l’utiliser, de bonne foie, dans l’esprit des projets Open Source.

    Je n’ai pas encore vu si cette annonce allait être suivi d’une ouverture plus forte des travaux de Tesla, avec peut-être des possibilités de contributions d’autres acteurs du domaine, sur une plate-forme ouverte, avec la mise en place de licence Open Source… Mais ce premier pas est déjà énorme.

    Cette annonce a reçu une pluie de commentaires positifs et attiré aussi des détracteurs expliquant que l’intérêt de Tesla n’était pas qu’altruiste puisqu’ils tireraient bénéfices de cette ouverture en faisant émerger leurs solutions comme des standards.

    J’apprécie évidement que ces commentaires fassent ressortir un des bénéfices d’une approche Open Source. Celui de faire que les contributeurs à une solution, plutôt que de gaspiller de l’énergie à se combattre à coup d’incompatibilités, fassent émerger des standards permettant de mutualiser les ressources.

    En tant qu’utilisateur, je serai très heureux de pouvoir brancher mon auto sur n’importe quel système de n’importe quelle marque.

    J’en profite pour mettre en avant deux articles, le premier du CEO de Red Hat tirant son chapeau à Tesla, le second dans OpenSource.com revenant sur les réactions variés suite à l’annonce.  Et dans le premier, Jim Whitehurst parle aussi d’eNovance

     

    Le choix du titre de l’annonce est plutôt drôle n’est-ce pas ? Si vous vous demandez pourquoi, jetez un oeil à cela : All Your Base Are Belong To Us.

  • Fête de la Musique

    Fête de la Musique

    uateaUA TEA est ma découverte préférée de cette fête de la musique.

    Je vous encourage à découvrir aussi 🙂

  • Joy

    Joy

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    Douglas McGregor presented his theory Y by stated this belief: “work can be as natural as play and rest.” Richard Sheridan, co-founder, and CEO of Menlo Innovations, explains that the Joy, he is talking about in his book Joy, Inc. is this kind of joy.

    Joy, Inc. is the best advocacy for “pairing” I read so far. By pairing, I mean two persons working at the same desk with the same computer. I would love to say that Pair Programming popularized the approach in other fields. However, the efficiency of this shortest learning loop that is pair programming is not yet as popular as it should be. The parallel with pairing in surgery is interesting to re-use.

    Richard Sheridan presents the practices in place at Menlo. Agile practitioners would indeed recognize some of them, or discover another to implement the same values and principles. To give some examples:

    • No frontier in the space, and easily reconfigurable working space to enable the persons to bring their desk together to work on the same project
    • Stand up with the whole company every day at 10 (this means 70 person circle…)
    • Walkies, a ritual to break the afternoon, have the entire company walk together
    • Show & Tell, the Sprint review, in an opposite way, the customer show to the team what have been done during the week
    • Interviewing, Hiring and Onboarding process that shows the culture and help both parties to check if they are compliant. There’s no referral system at Menlo
    • Deep understanding of user’s goals, persona’s use… before we were speaking about them in software, with a funny job title: high tech anthropologist
    • Make mistakes faster as a way of growing people and business
    • Babies, children at the office, in the office space

    A leader is best when people barely know he exists. When his work is done, his aim fulfilled, they will say: we did it ourselves. Lao Tzu

    • A culture that grows leaders not bosses
    • Planning with story cards proportional to the effort (and space for weeks proportional to the capacity)
    • Color to differentiate maintenance and new products
    • Test-driven development
    • Delivering working software every week to the client
    • Colocated teams only, no technology will replace the fact of being there
    • Fixed time (40 hours a week) flexible times is not so flexible, if people need times away, they are totally away (or Menlo find a specific arrangement for a limited time to make work from home possible)
    • Importance of checklists, of knowing to repeat something again and again, enablers of improvement
    • Accountability, with an example of the estimation process. No fear in the process to avoid bias in the system, transparency internally and externally
    • Communication aligned internally and externally. You have to tell the truth to the world, and if you can’t, you have to change your culture
    • 50% cash deferral on invoices in exchange for equity or royalty (huge and big success on this)
    • Flexible deadline discount (25%) invented during 2008 recession
    • High impact of getting things done on employees happiness

    You’ve understood with all that list that I think the book is worth to read, even if I would continue to work to prove that asynchronous and distributed teams can also bring efficiency and joy.

     

    Menlo Innovation office pictures is from article of J.D. Booth for Corpmagazine.com

  • Inverser la pyramide

    Inverser la pyramide

    L’intervention de Vineet Nayar (CEO and vice chairman of HCL Technologies) lors des Mix Mashup est passionnante. Il raconte comment HCL est en transformation continue, et comment ils mènent des expérimentations pour permettre à chaque personne de HCL de contribuer à créer un meilleur service.

    L’expérience de la transformation du traditionnel 360° en rendant publique et transparente l’évaluation des manager, de la mise en place d’un système de ticket d’incident que les fonctions supports doivent traiter, d’une évaluation du niveau de bonheur à la cloture du ticket, de la création de communauté de passion… etc…

    A voir pour l’inspiration !

    As the , embarked on a journey to re-imagine and reinvent the nature of power, leadership, and value creation inside a vast organization. Driven by the belief that the traditional management model—built to serve control-obsessed managers rather than to support customer-obsessed employees—was broken, Vineet launched a series of experiments in promoting transparency, opening up the realm of strategy to all employees, and reversing accountability so managers served frontline employees.

  • Etre l’entreprise agile de demain

    Etre l’entreprise agile de demain

    Ce jeudi 5 juin 2014, j’ai donné une conférence sur le thème du management et de l’organisation, lors du ScrumWine hébergé par Lectra.

    Pour illustrer mes propos, j’ai utilisé le cas de eNovance une entreprise qui grandi en restant agile.

    Les retours sur la conférence étaient excellents et je remercie tout ceux qui se sont manifestés. Je suis très heureux d’être parvenu à faire passé les messages sur l’évolution des modèles de management au 21ème siècle.

    Je suis aussi flatté par les retours indiquant que cette conférence mériterait d’être donné sur de plus gros événements, peut-être même en conférence d’ouverture !

    Un grand merci à tous !

    Merci également à l’équipe Ayeba qui a contribué à préparer cette présentation.

    J’inclus dans cet article le support de présentation que j’ai utilisé pour cette session pour permettre à ceux qui y ont assistés de récupérer les références que j’ai proposé.

    Le support n’est pas très explicite sans le discours associé.

  • Et si nous n’étions qu’au début ?

    Et si nous n’étions qu’au début ?

    En regardant la conférence d’ouverture donnée par Lionel Dricot lors de Mix-IT 2014, je me suis dit qu’il était dommage qu’il n’ait pas parlé du revenu de base.

    En réfléchissant d’avantage, je me dis que le changement de modèle pourrait se faire par la création d’une monnaie parallèle aux monnaies existantes. Et que le BitCoin utilisé comme illustration des changements en cours par Lionel est peut-être plus proche de la réponse que je ne le croyais.

    Imaginons une monnaie dont vous recevriez 1000 pièces chaque mois de votre naissance à votre mort. Votre compte serait effacé à votre mort ce qui vous inciterait à utiliser ou à transmettre avant l’heure fatidique plutôt qu’à thésauriser. Il est même probable que la monnaie devrait être fondante pour éviter la thésaurisation.

    Imaginons un système de décision d’évolution du système dépendant du nombre de pièces que vous mettriez en jeu (reflétant l’importance du sujet pour vous et votre “utilité sociale” (comme dise les économistes). Les pièces en jeux permettraient de valider et de financer la mise en oeuvre de la décision.

    Imaginons une monnaie qui ne serait pas attaché à un pays, à des frontières, mais qui aurait cours dans n’importe quel pays pour n’importe quel usage. Une façon de s’affranchir des frontières, ses lignes invisibles qui séparent les humains, dont savent déjà s’affranchir ceux qui domicilient leurs revenus ici, qui immatriculent leur bateau là, leur avion encore ailleurs et qui ont un passeport diplomatique de cet autre pays pour circuler facilement dans le monde entier.

    Et si le Bitcoin, ne servait juste qu’à démontrer la faisabilité de la création d’une monnaie distribuée ?

    Cela voudrait dire que l’on peut créer une monnaie valable pour l’humanité, distribuée à tous chaque mois, pour favoriser les échanges entre tous, sans avoir besoin de centralisation.

    Comme toutes les innovations, cela serait surement illégal jusqu’à ce que le système antérieur ne fonctionne plus du tout…

  • Office not required

    Office not required

    Remote, Office not required is a book from Jason Fried and David Heinemeier Hansson 37 Signals cofounders (the company is called Basecamp nowdays).

    Capture d’écran 2014-05-20 à 22.32.17Remote is a plea for remote working. It provides arguments and solutions to those who want to try to work remotely or even organize their business so she could spend offices.

    Some arguments you will find in the book among others:

    • Collaboration and communication tools are here, the missing upgrade is the human mind
    • Work don’t happen at work because of interruptions. People who have an important job to do… will do it elsewhere.

    Mc Gregor’s Theory X and Theory Y, will help to understand the weakness of the arguments of opponents of remote working:

    • If I don’t see them, how would I know that they are working?
    • If I see them, I can control them

    We need a mutual trust to work together… And we need to manage work, and not the presence of people on their chairs.

    The book, composed of small posts, addressed also: tools, tips to work from home, coworking spaces, starting to introduce remote working in a team, work from home with customers, recruitment and onboarding.

    There’s also a chapter on Open Source learnings, my favorite subject !

  • Agile and Openstack

    Agile and Openstack

    Here are the slides and the video from the session “How do you agile your global team to contribute to Openstack?”

    Slides from the session:

    Video from the session:

  • Kanban pour l’IT

    Kanban pour l’IT

    Il y a presque 2 ans, j’avais écrit un petit article pour annoncer l’arrivée du livre Kanban pour l’IT de Laurent Morisseau.

    Je viens de recevoir la deuxième édition de l’ouvrage (merci @lmorisseau).

    Première impression ?

    Le livre est 2 fois plus gros !

    L’explication de l’auteur est simple, la première édition était pour les coachs, la deuxième édition se veut plus accessible pour tous les membres des équipes.

    En feuilletant l’ouvrage, j’ai découvert des chapitres complètement nouveaux concernant l’extension du kanban à d’autres domaines que le développement logiciel.

    Je remarque aussi plus d’illustrations et je savoure la préface de Claude Aubry (@claudeaubry).

    Bravo !

    A lire donc !

     

     

  • Accès à l’eau potable

    Accès à l’eau potable

    L’accès à l’eau potable est le problème le plus critique que l’humanité doit résoudre (non ce n’est pas la durée de vie de la batterie de votre téléphone mobile… ou l’accès à la 4G…).

    Arturo Vittori a conçu un dispositif permettant de capter l’eau par condensation : le WarkaWater. Inspiré par le Warka, un arbre que l’on trouve en Ethiopie, fabriqué à partir de matériaux facilement disponible et d’une mise en oeuvre simple.

    Je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi ce genre de projets ne sont pas notre priorité.

    (découvert dans Courrier International, d’après un article de Wired)

  • Coaching gagnant

    Coaching gagnant

    Le CJD Arcachon accueillait pour sa plénière du 24 avril, Philippe Presti, le coach de l’équipe Oracle USA, vainqueur de la coupe de l’America cette année.

    Philippe Presti a raconté comment l’équipe, en position de défendre son titre face au challenger de Nouvelle Zélande, semblait avoir perdue, était menée 8 à 1 (le premier à 9 a gagné) et a finalement remporté la victoire 9 à 8… (la vidéo intégrée ci-dessus raconte cette histoire).

    L’approche de l’équipe et de son coach a été de pratiquer une rétrospective quotidienne de leur navigation en utilisant l’ensemble des données collectées (synchronisation de toutes les vidéos, données des capteurs du bateau, communication entre les membres de l’équipe) permettant de construire une vision partagée de ce qui s’était déroulée.

    Ils analysaient ensuite les périodes ou ils étaient bons pour capitaliser sur leurs talents et les périodes ou ils devaient trouver des améliorations.

    En focalisant les actions d’amélioration de l’équipe sur des aspects factuels et atteignables, sur des petits pas, ils ont réussi à progresser course après course pour finalement remporter la victoire.

    Cette approche permet également de canaliser les tentations de grands bouleversements, comme reculer le mat d’un mètre ou naviguer sans foc… que l’on rencontre parfois dans l’entreprise lorsque la situation semble nécessiter des actions flamboyantes de décideurs impatients.

    Une plénière passionnante ! Merci et bravo au CJD Arcachon !

    Ci dessous la capture graphique réalisée par Guillaume Lefèvre durant l’intervention de Philippe Presti.

    CJD-Arcachon-Philippe-Presti

  • Vends moi ce stylo

    Vends moi ce stylo

    L’image d’illustration de cet article est tirée du Loup de Wall Street. Je ne suis pas un grand fan de ce film. J’imagine que le message du film pouvait passer sans nécessiter de recourir à des scènes d’orgies, mais je me trompe peut-être.

    L’objet de l’article n’est pas de faire une critique du film, mais de vous parler de l’élastique qui m’a rappelé une scène d’un entretien de recrutement que j’avais passé il y a très longtemps pour intégrer une société de services en ingénierie informatique, une SSII…

    La scène en question : Mon interlocuteur me demande de lui vendre mon téléphone portable (alors que lui même avait posé sur la table son téléphone dernier cri…). A l’époque, j’ai du avoir l’air à peu près aussi ridicule que les personnes essayant de vendre un stylo à Jordan Belfort (Léonardo Di Caprio dans le film) lors de son séminaire pour doper les vendeurs…

    Ce rappel m’a fait entrevoir une autre similitude entre les SSII et les brokers décrit dans le film… Dans la scène, d’ou est tirée l’illustration de l’article, et que j’ai intégré ci-dessous, l’ancien explique au nouveau le fonctionnement de leur métier en lui indiquant qu’ils sont là pour vendre et toucher leur commission pas pour faire gagner de l’argent à leur client, car personne ne sait si les actions vont monter, stagner ou descendre, la seule chose certaine est qu’ils vont toucher leur commission à chaque transaction.

    Et bien, je crois que c’est exactement la même chose pour les prestations des SSII, la grande majorité des prestations sont réalisées en mode régie. Une personne est placée chez un client sur la base de son CV et d’un entretien pour répondre à un besoin, pour résoudre un problème. Le CV est “amélioré” pour répondre parfaitement à la demande du client, la personne est “préparée” pour l’entretien. Comme pour les actions, personne ne sait si la personne va résoudre le problème, la seule chose certaine est que le commercial de la SSII touchera sa commission si l’opération se fait.

    Bien sur, le parallèle ne peut aller beaucoup plus loin, car on voit bien si la personne va résoudre le problème ou pas… En fait, c’est comme pour les actions, il faudra avoir une bonne explication pour justifier que cela ne se passe pas comme prévu et pour vendre la suite, mais cela peut marcher… Et d’ailleurs ça marche… La vente d’actions se poursuit… Et la majorité des prestations se déroulent sous forme de régie…

    Un avis la dessus ?